Il fait figure de cas particulier, de vétéran aussi, sur la scène du snowboard freeride : à 38 ans, le Neuchâtelois Marc Robert s’est illustré à Montafon, en Autriche, en se classant 3e de la première étape du circuit continental. Un circuit, qui comprend six manches. Au terme de l’hiver, les deux premiers du classement général final obtiennent leur ticket pour le World Tour de la saison prochaine, avec son rendez-vous valaisan, l’Xtrême de Verbier.
Marc Robert y pense un peu, mais pas beaucoup. Il n’est toutefois pas si loin de pouvoir se frotter à la crème mondiale de la discipline : « Je faisais du snowboard freeride depuis longtemps pour le plaisir. J’ai eu la curiosité de faire de la compétition avant qu’il ne soit…trop tard. C’était une bonne surprise et je me suis laissé prendre au jeu. »
Marc Robert : « J’ai eu beaucoup de plaisir. »
Marc Robert est venu sur le tard à la compétition, il y a à peine six ans. Il se mesure à des freeriders généralement beaucoup plus jeunes que lui.
Son parcours est totalement atypique : « À l’âge que j’ai, sans coach, sans préparation physique avec aussi un travail et une vie de famille, il est évident que je suis clairement en voie de disparition. Il y en a encore quelques uns comme moi, mais ils sont de plus en plus rares ».
Marc Robert se différencie des plus jeunes par son expérience : « On a peut-être moins la fougue que de la jeunesse. Mais, on comprends aussi comment est la neige à certains endroits par acquis au fil des années. »
« Je suis clairement en voie de disparition. »
Si le snowboard freeride est l’expression d’une forme de liberté, ce sport présente aussi ses limites et il n’est pas sans danger. Marc Robert est conscient qu’il prend des risques : « A tout âges, c’est un sport un peu risqué, mais c’est comme tout sport où il y a de vitesse et des avalanches. » Le freerider neuchâtelois estime que la prise de risque est plus importante lors de descentes libres plutôt qu’en compétition : « Dans le cadre des compétitions, tout est fait pour qu’un incident arrive le moins possible. C’est très sécurisé. »
« On pense principalement aux avalanches. »
Pour éviter les accidents, Marc Robert dit simplement savoir rester raisonnable. Mais juger les risques dans une descente libre est une chose, ne pas chercher à dépasser les limites du possible en compétition en est une autre : « On doit avoir un petit brin de folie, si on veut parfois surprendre les juges et un peu se surpasser », précise ce père de deux enfants. « C’est quelque chose que je dois encore travailler. Me lâcher un peu plus, lorsque j’ai bien analysé la situation. »
« De temps en temps, j’ai un brin de folie. »
Marc Robert prendra part à la deuxième manche du circuit continental de snowboard freeride, du 28 février au 3 mars à Nendaz. /mne









