Allier danse, acrobaties et émotions pour décrocher un titre mondial. C’est le défi qui attend la Neuchâteloise Jillian Aubert. Dès ce mardi, elle participera aux Championnats du monde de pole et sports aériens à Prague, en République tchèque. Une étape importante pour elle.
Jillian Aubert rêve d’une médaille mondiale. Dès mardi et jusqu’à dimanche, la Neuchâteloise participera aux Championnats du monde de pole et sports aériens à Prague, en République tchèque. Elle y présentera sa chorégraphie intitulée « Le dernier arbre », qui raconte, à travers des figures acrobatiques et une mise en scène, l’histoire d’une planète en proie au réchauffement climatique.
Mais avant de viser les sommets de la pole aérienne artistique, l’actuelle championne de Suisse a elle aussi dû faire ses premiers pas dans la discipline. « Une amie à moi m’a dit : “Viens, on va essayer un cours de pole.” Et puis, je me suis dit : J’adore le sport depuis toute jeune, pourquoi pas ? », raconte l’athlète professionnelle de 26 ans. « Je me rappelle mon premier cours. L’ambiance bienveillante, le cadre et les enseignantes, qui étaient juste super, m’avaient marquée », ajoute-t-elle. Une découverte qui lui a immédiatement donné envie de poursuivre.
Jillian Aubert : « Il y avait cette difficulté, au début, qu’il fallait surmonter. Mais j’aimais bien le challenge. »
Au niveau international élite, la pole comprend notamment deux catégories : la pole sport, davantage axée sur les performances physiques, et la pole aérienne artistique, qui privilégie l’expression et la mise en scène. C’est dans cette seconde catégorie que Jillian Aubert tentera de briller. « La catégorie artistique dans laquelle je concours est jugée plutôt sur la créativité, le thème, l’histoire racontée, l’originalité des éléments et la construction générale de la chorégraphie », précise-t-elle.
Pour séduire le jury, la Neuchâteloise misera sur une prestation engagée, consacrée aux enjeux environnementaux. « J’ai tendance à bien aimer les thèmes un peu dramatiques, avec un début plutôt tranquille, un pic, un changement et quelque chose qui tourne au drame », explique-t-elle.
« Je voulais imaginer un monde dystopique futur, où il ne resterait que le dernier arbre. »
La performance de la Neuchâteloise en images
Autrefois associée au monde du strip-tease, la pole s’est progressivement imposée comme un sport à part entière. Une discipline exigeante, qui allie force, souplesse, maîtrise technique et créativité, aujourd'hui reconnue par Swiss Olympic. Jillian Aubert qui enseigne aussi ce sport, se réjouit de cette évolution des mentalités, qui favorise sa démocratisation : « On a de plus en plus d’élèves, de plus en plus de personnes qui s’y intéressent. »
Malgré cet engouement croissant, vivre de sa passion reste compliqué pour elle, même au plus haut niveau. « Je m’entraîne et j’enseigne la pole environ 24 heures par semaine et, à côté de ça, je travaille presque aussi à temps plein », confie la championne de Suisse.
« On rend justement hommage aux femmes et aux hommes qui sont passés avant nous. »
Jillian Aubert entrera en scène mardi à 17h45 à Prague. Sixième lors de la précédente édition des Championnats du monde, la Neuchâteloise espère cette fois intégrer le top 5, voire décrocher une médaille, mais elle souhaite avant tout profiter de l'expérience. /yca








