Conflit de La Providence : échec de la conciliation

Le conflit entre l’Hôpital de La Providence, son repreneur Genolier et les syndicats n’est ...
Conflit de La Providence : échec de la conciliation

L'Hôpital de La Providence ne voulait plus voir la tente des grévistes sur son périmètre. L'Hôpital de La Providence ne voulait plus voir la tente des grévistes sur son périmètre.

Le conflit entre l’Hôpital de La Providence, son repreneur Genolier et les syndicats n’est pas prêt de se terminer. Cinq secrétaires syndicaux comparaissaient lundi matin devant la justice neuchâteloise en audience de conciliation.

La rencontre s’est soldée par un échec. Quatre des prévenus passeront devant le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers au mois de juin. Ils sont accusés de violation de domicile et de diffamation. La procédure a été classée pour la cinquième prévenue.

 

Pas de discussion possible

La juge pénale a ouvert l’audience en demandant aux parties si elles pensaient être en mesure d’avoir une discussion. Au vu de l’issue de l’audience, la réponse est non.

Les syndicats, tout d’abord, estiment qu’ils ne se sont pas rendus coupables de violation de domicile, puisque le piquet de grève fait partie des éléments d’une manœuvre syndicale. Ils estiment par ailleurs avoir subi un préjudice, car la tente et le matériel qu’ils avaient installés dans l’enceinte de l’hôpital ont été séquestrés par le Ministère public pendant plusieurs mois. Ils nient également avoir tenu des propos diffamatoires à l’encontre des plaignants, arguant que leur communication visait les employeurs au sens général du terme et que jamais la Fondation de La Providence ni le groupe Genolier n’ont été expressément cités.

Enfin, et surtout, les prévenus estiment qu’aucune conciliation ne peut avoir lieu tant qu’une issue n’a pas été trouvée dans l’aspect civil du conflit. A savoir, la question de légalité de la grève et des licenciements des grévistes.

 

Excuses exigées

Un avis que ne partage pas la Fondation de La Providence, puisqu’elle a, à plusieurs reprises, exigé que grévistes et syndicats lèvent le camp. En cause, entre autres, leurs banderoles qui affichaient Hôpital fermé.

La Fondation de La Providence et le groupe Genolier exigent que les syndicats leur présentent des excuses publiques et que les propos qu’ils jugent diffamatoires soient retirés du web. Ils demandent également que les prévenus paient les frais d’évacuation de leur matériel après séquestration par le Ministère public. /aes


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