L’Université de Neuchâtel traduit 1'300 extraits en patois

Des centaines d’extraits en patois de toute la Suisse romande : c’est le riche patrimoine qui ...
L’Université de Neuchâtel traduit 1'300 extraits en patois

Patois, Université de Neuchâtel Le Centre de dialectologie de l'Université de Neuchâtel dispose des outils nécessaires pour la traduction des 1'300 enregistrements en patois.

Des centaines d’extraits en patois de toute la Suisse romande : c’est le riche patrimoine qui est arrivé entre les mains du Centre de dialectologie et d’étude du français régional de l’Université de Neuchâtel.

Le centre a été mandaté par la médiathèque de Martigny pour traduire près de 1'300 enregistrements sonores issus d’une émission de la Radio suisse romande diffusée entre 1952 et 1992.

A l’heure actuelle, tous ces enregistrements sont accessibles en ligne sur le site de la médiathèque, mais les extraits en patois ne sont pas traduits et dès lors pas vraiment compréhensibles.

 

Intérêt historique

Ce fond est l’un des plus riches d’Europe. Cette multitude de témoignages linguistiques représente aussi un intérêt pour les historiens ou les ethnologues qui peuvent y trouver des témoignages du vécu quotidien, des croyances et des coutumes des Suisses romands au 20e siècle. Le canton de Neuchâtel n’est représenté que par deux extraits. Le premier est un témoignage sur la foire de La Chaux-de-Fonds. Le second est un récit humoristique en parler de La Sagne d’un paysan qui rencontre des bourgeois.

Actuellement, seuls les cantons du Valais, du Jura et de Fribourg comptent encore des locuteurs qui parlent patois. Ces langues ont disparu des cantons de Neuchâtel, de Vaud et de Genève.

Plusieurs facteurs expliquent la mort de certains patois : l’industrialisation a conduit à un brassage de la population qui a dès lors eu besoin d’une langue commune pour se comprendre et qui a favorisé l’utilisation du français. La chasse aux patois menée par la France voisine a aussi eu des conséquences en Suisse romande.

Finalement, les cantons protestants ont davantage recouru au français que les cantons catholiques qui ont maintenu les langues du coin. /sbe


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