Oui à l'électricité, non au frein

Electricité

Pas de nouvelle taxe, pas de hausse du prix de l'électricité, pas de pertes d'emplois!

Le Conseil d'Etat invite les Neuchâtelois à accepter la Loi sur l’approvisionnement en électricité (LAEl) le 17 juin. La LAEl est également soutenue par la majorité du Grand Conseil mais combattue par référendum. Le but du texte est d’arriver à une société à 2'000 watts en 2050, mais aussi de se mettre en conformité avec la loi fédérale.

La LAEl vise à maintenir des prix équitables, de l’électricité en suffisance et une transparence des coûts. Actuellement, dans sa facture, le citoyen voit qu’entre 1,9 et 2,56 centimes par kilowattheure sont prélevés par la commune. Si la loi est acceptée, il verra qu’au maximum 1,9 centimes est prélevé. Cette somme divise en deux : 0,5 centime par kilowattheure pour le Fonds cantonal de l’énergie et 1,4 centime par kilowattheure au maximum pour la commune afin de financer des projets ayant un lien avec la réduction de la consommation d’énergie. La commune peut aussi renoncer à prélever cette taxe.
A noter que la majorité d’entre elles la prélève déjà. Le prix de l’électricité ne va donc pas augmenter pour plus de 80% de la population neuchâteloise. Pour les autres, il y aura une majoration de 6 à 9 francs par année. Par ailleurs, les citoyens vont bénéficier de l’argent prélevé, puisque qu’ils pourront l’utiliser pour assainir, par exemple, leur maison. 

Pour ne pas prétériter les entreprises grosses consommatrices d’électricité, le montant annuel est plafonné. De plus, celles qui s’engagent à atteindre un objectif d’évolution de leur consommation recevront en retour jusqu’à 0,2 centime par kilowattheure sur leur contribution versée au Fonds cantonal.

La loi est combattue par référendum. Les opposants estiment qu’il s’agit d’une nouvelle taxe qui va engendrer une hausse du prix de l’électricité et conduire à une perte d’emplois. Des arguments balayés par le Conseil d’Etat et la gauche.

 

Non à l'initiative POP

Le frein au démantèlement social va créer des inégalités. C’est l’avis du Conseil d’Etat neuchâtelois qui soutient le contre-projet à l’initiative du Parti ouvrier et populaire soumis au peuple le 17 juin.

Le texte de base demande que les mesures d’économie proposées pour tendre vers l’équilibre budgétaire nécessitent la majorité qualifiée devant le Grand Conseil, comme c’est le cas pour le frein à l’endettement. Actuellement, la majorité simple suffit. Le contre-projet ne réclame la majorité qualifiée que pour les économies importantes adoptées dans le cadre du frein à l’endettement.

Le Gouvernement estime que, de par sa formulation, l’initiative crée de graves inégalités de traitement entre les subventions inscrites au budget, et qui sont visées par le texte POP, et les autres groupes de dépenses.

Jean Studer

A titre d’exemple, le Ministre des finances Jean Studer a pris le cas des enseignants. Avec l’initiative, il faudrait une majorité qualifiée des trois cinquièmes du Grand Conseil pour réduire les subventions des enseignants de la scolarité obligatoire. Alors que la majorité simple suffirait pour baisser celles des profs des lycées et des écoles professionnelles.

Le Grand Conseil et le Conseil d’Etat sont opposés à l’initiative mais ils soutiennent le contre-projet.

Verdict le 17 juin. /sma


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