Colibrys déménage à Yverdon pour des raisons financières

Après avoir évalué les inconvénients et les avantages, Colibrys a décidé de quitter le canton ...
Colibrys déménage à Yverdon pour des raisons financières

Colibrys L'entreprise Colibrys, installée dans le bâtiment du CSEM à Neuchâtel, va déménager à Yverdon en 2013.

Après avoir évalué les inconvénients et les avantages, Colibrys a décidé de quitter le canton de Neuchâtel pour s’installer à Yverdon-les-Bains. Cette spin-off du Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM) fabrique des capteurs de mouvements haute précision. Elle est actuellement logée dans les locaux du CSEM à Neuchâtel.

Mais le CSEM a demandé à Colibrys de se trouver de nouveaux locaux d’ici juin 2013. Il souhaite récupérer ces locaux pour son futur centre de photovoltaïque.
L’entreprise a cherché, mais n’a rien trouvé de satisfaisant. Elle a fait opposition à la demande du CSEM, et elle a obtenu de pouvoir rester dans ses locaux en échange d’un loyer plus élevé. Colybris aurait payé 3,5 millions de francs par an à Neuchâtel, alors que les locaux situés dans le parc technologique d’Yverdon (Y-Parc) lui reviennent à 1 million de francs par an.

Le loyer avantageux, les locaux spacieux et extensibles, ainsi qu’un soutien financier ont fait pencher la balance. Le propriétaire du bâtiment de l’Y-Parc prend à sa charge une partie des travaux et le canton de Vaud va cautionner un prêt bancaire de deux millions de francs. Il n'y a pas eu d'avantage fiscal accordé.
Dès mi-2013, Colibrys va donc installer son matériel et ses 80 employés à Yverdon.


Le Conseil d'Etat prend acte

Une décision que regrette le Conseil d’Etat neuchâtelois. Dans un communiqué, il rappelle que de nombreuses discussions ont eu lieu entre Colibrys et le Canton pour garder l’entreprise en terre neuchâteloise. Mais, précise le communiqué, les exigences pointues en matière de localisation posées par Colibrys, ainsi que l'actuel développement du CSEM dans le cadre du projet Microcity, n'ont pas permis de trouver une solution acceptable pour tous les acteurs.


La promotion économique remise en cause par le PS

L’attitude du Gouvernement est vivement critiquée par le Parti socialiste neuchâtelois.
Dans un communiqué, le PSN déplore que le Conseil d’Etat ne parvienne pas à faire cohabiter les nouveaux projets avec les entreprises existantes. Il estime que le départ de Colibrys tout comme celui d’Ebel, la disparition d’Energizer et l’incertitude autour de Petroplus montrent l’incapacité du Conseil d’Etat à garder les compétences dans le canton en agissant en amont.

Le conseiller d'Etat en charge de l'économie, Thierry Grosjean, se défend. Selon lui, la promotion économique du canton est active et plusieurs entreprises se sont installées ou développées récemment. Il cite comme exemples PulmoniX, Frank Sorbier, ou encore Racemark. /mvr


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