Le RER neuchâtelois mis en consultation

Le canton de Neuchâtel face à son destin ! Et son destin passe par l’introduction dans sa Constitution ...
Le RER neuchâtelois mis en consultation

RER neuchâtelois Si le peuple accepte le projet, le RER neuchâtelois va profiter à l'ensemble du canton, avec des cadences accrues sur plusieurs axes.

Le canton de Neuchâtel face à son destin ! Et son destin passe par l’introduction dans sa Constitution du principe de l’agglomération et  de la réalisation d’un réseau express régional. La colonne vertébrale de ce RER est le Transrun. Budgété à 920 millions de francs, il devrait être financé par le canton, les communes, les CFF et, si tout va bien, par la Confédération.
 
Le Conseil d’Etat in corpore a présenté mercredi matin les enjeux de ces réformes constitutionnelles. Elles doivent avant tout améliorer l’accessibilité, attirer de nouveaux contribuables et booster l’économie. Le but est d’atteindre à l’horizon 2020 une agglomération de plus de 120'000 habitants autour des trois villes de Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds et du Locle. Pour y parvenir il faut impérativement améliorer l’offre des transports publics.
 
 
Des solutions aux points faibles du trafic ferroviaire
 
Le réseau ferroviaire actuel comporte deux gros points faibles qui empêchent toute amélioration sensible de l’offre pour les voyageurs. Il s’agit du goulet d’étranglement de Neuchâtel-Vauseyon et le rebroussement de Chambrelien sur la ligne Neuchâtel-La Chaux-de-Fonds. Le TransRun est LA solution pour résoudre ces points faibles. Le rapport du Conseil d’Etat prévoit la réalisation d’une ligne directe entre Neuchâtel et Le Locle, sans passer par Vauseyon, avec une gare de croisement à Cernier. Mais ce M2 neuchâtelois a un coût : 919 millions de francs. La Confédération pourrait financer le RER neuchâtelois à hauteur de 351 millions de francs soit le tiers, pour autant que le projet soit accepté cette année encore par la population neuchâteloise. Des discussions doivent avoir lieu au Parlement lors de la session d’automne. Raison pour laquelle le peuple sera appelé aux urnes le 23 septembre.
Le reste, environ 560 millions de francs, devra être financé pour moitié par le canton et pour moitié par les communes. Ce financement ne sera pas possible sans une adaptation du frein à l’endettement. Le Conseil d’Etat va demander au Grand Conseil une sorte de dérogation pour ce projet.
 
 
Création d'un fond RER
 
En raison de ces différentes sources de financements, le Conseil d’Etat envisage de créer un fond RER. Le remboursement de la dette contractée pour la réalisation du RER neuchâtelois devrait s’étaler sur 25 ans. Au final, le RER va coûter, toujours selon les estimations du Gouvernement, environ 1 à 2% de l’ensemble des dépenses annuelles des collectivités publiques neuchâteloises pendant une génération.
 
 
 Un projet ambitieux mais viable financièrement
 
A la question le canton de Neuchâtel a-t-il les moyens de s’offrir un tel projet, le Gouvernement répond oui. Il part du principe que chaque franc investi va rapporter 20 centimes. Ce retour sur investissement prend en compte les temps de trajets réduits pour les utilisateurs, près d’un millions d’heures par année, et les bénéfices écologiques avec la diminution des trajets en voiture au profit du rail. L’amélioration de l’accessibilité en transport public tant à l’intérieur du canton qu’avec le reste de la Suisse devrait aussi attirer des entreprises et des contribuables.
 
Au niveau du calendrier, la procédure de consultation commence jeudi. Le Grand Conseil devrait se prononcer sur le projet au mois de mai afin de pouvoir organiser une votation populaire le 23 septembre. Si le projet passe la rampe, les travaux devraient démarrer vers mi 2016. La mise en service de la nouvelle ligne est prévue en 2022. /sma


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