Faut-il craindre pour la ligne directe Neuchâtel-La Chaux-de-Fonds ?

L’annonce mardi par le Conseil fédéral de revoir les priorités des projets ferroviaires retenus ...
Faut-il craindre pour la ligne directe Neuchâtel-La Chaux-de-Fonds ?

L’annonce mardi par le Conseil fédéral de revoir les priorités des projets ferroviaires retenus n’est pas une bonne nouvelle. Mais le dossier neuchâtelois a de nombreux atouts pour rester sur le haut de la pile. Les parlementaires neuchâtelois et membres des Commissions des transports restent confiants.

La mise en service de la ligne directe entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds est prévue entre 2035 et 2039. (Image d'illustration.) La mise en service de la ligne directe entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds est prévue entre 2035 et 2039. (Image d'illustration.)

La ligne directe Neuchâtel-La Chaux-de-Fonds a-t-elle du souci à se faire ? Le conseiller fédéral Albert Rösti a annoncé mardi que la Confédération veut établir des priorités dans les projets de la route et du rail financés par Berne. Elle a mandaté un expert de l’EPFZ pour le faire. Une décision prise en raison des surcouts annoncés en fin d’année dernière. Pour le rail, ce sont 14 milliards de francs de plus que les 16,5 milliards déjà votés par le Parlement. Avec cette annonce, le Département des transports veut apporter de la sécurité et de la clarté. Serge Jubin, notre correspondant parlementaire, estime que la ligne directe coche toutes les cases. Autre avantage, les élus neuchâtelois Damien Cottier et Baptiste Hurni siègent dans la Commission des transports du Parlement fédéral.

Serge Jubin : « Le plus grand risque pour la ligne directe, ce n’est pas tant qu’elle soit recalée, mais pas suffisamment priorisée. »

Pour le conseiller aux États neuchâtelois Baptiste Hurni, qui fait partie de la Commission des transports, le projet neuchâtelois tient la route. Et il permettra de résoudre le problème du goulet d’étranglement de Vauseyon. Un impératif pour pouvoir développer la ligne du pied du Jura. « Ce projet de ligne directe permet de résoudre ce point extrêmement épineux du réseau ferroviaire suisse. (…) Il ne connecte pas seulement rapidement la population de La Chaux-de-Fonds et la population de Neuchâtel, mais permet de soulager la ligne du pied du Jura. » Et même si le projet ne concerne qu’un bassin de population de 170'000 habitants, il remplit tous les autres critères.

Baptiste Hurni :« Si l’on ne change pas les règles du jeu aujourd’hui (…) ce serait très improbable que la ligne directe ne soit pas maintenue. »

Le conseiller national libéral-radical neuchâtelois Damien Cottier, également membre de la Commission des transports et président de Ouestrail, estime que cette analyse demandée par le Conseil fédéral est une bonne chose pour avoir une vue d’ensemble de la mobilité en Suisse. « De ne pas opposer le rail et la route. D’avoir aussi une vision plus coordonnée des investissements dans les deux domaines. » Il ne craint pas non plus, à ce stade, pour la réalisation de la ligne directe. Mais elle risque de prendre du retard.

Damien Cottier : « Il faudra veiller à ce que les délais de traitement ne reportent pas trop loin dans les temps les investissements. »

Les résultats de l'expert de l’EPFZ sont attendus pour cet automne. La mise en service de la nouvelle ligne Neuchâtel - La Chaux-de-Fonds est prévue entre 2035 et 2039. Elle est devisée à un peu moins de 1,4 milliard de francs. /sma


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