La compagnie L’outil de la ressemblance présente mercredi et jeudi à Neuchâtel sa nouvelle création d’après l’œuvre de Molière. Une mise en scène de Robert Sandoz qui s’inscrit dans l’univers de la Fête des morts mexicaine
La compagnie L'outil de la ressemblance aime varier les styles. Après le Vaudeville de Feydeau « Monsieur Chasse », « Le Soldat et la ballerine » un spectacle pour enfant ou encore « Mon père est une chanson de variété », elle se mesure à un monument du théâtre, « Dom Juan » de Molière. «. C’est une pièce classique, mais elle très moderne dans ce qu’elle propose comme tensions. Des grands hommes qui font passer leurs ambitions personnelles avant le vivre ensemble, on en connaît plein. » explique Robert Sandoz, le metteur en scène de la compagnie d'origine neuchâteloise.
Robert Sandoz : « C’était hyper important pour moi que les gens qui viennent voir la pièce puissent la comprendre spontanément. »
Molière et «un côté misogyne mais aussi en avance sur son temps »
Si ce Dom Juan respecte évidemment le texte de Molière, ce dernier a été parfois légèrement raccourci sans en altérer le propos. La mise en scène est réfléchie au mieux pour que la pièce résonne avec notre époque. « Evidemment au moment où Molière écrit, il n’y a pas « Me too », ni les luttes féminines. C’est un homme de son temps avec un côté misogyne mais aussi très en avance pour son époque avec beaucoup de femmes très fortes et libérées. La question est de savoir comment on fait résonner cela avec maintenant », explique le Neuchâtelois.
« On essaie de mettre en scène Molière pour qu’il résonne avec son temps »
Couleurs vives et têtes de mort
Pour entourer ce propos, Robert Sandoz a fait le choix de l’univers coloré du « Día de los Muertos », ou jour des morts, la fête des morts mexicaine, caractérisée par ses couleurs vives et ses maquillages de têtes de mort. « C’était hyper important pour moi que les gens qui viennent voir la pièce puissent la comprendre spontanément », explique le metteur en scène. « On a à la fois les rites funéraires, la religion avec un côté « pop » et un sens de l’honneur très fort, avec aussi des costumes et de la lumière sans forcément reconstituer complètement l’univers de l’époque de Molière. »
Ce Dom Juan d’après Molière sera joué en création au Théâtre du Passage mercredi 21 et jeudi 22 octobre avant une tournée en Suisse Romande début 2027 qui s’arrêtera à Carouge, Villars-sur-Glâne, Renens et Gland. /lre









