Le Théâtre du Passage toujours en mouvement

On garde les nouveautés qui ont fonctionné mais on ne se repose pas sur ses lauriers : c’est ...
Le Théâtre du Passage toujours en mouvement

On garde les nouveautés qui ont fonctionné mais on ne se repose pas sur ses lauriers : c’est la philosophie du Théâtre du Passage à Neuchâtel. Le directeur Robert Sandoz entame sa, forcément délicate, deuxième saison. L’institution en profite pour dépoussiérer quelques classiques.

Le Théâtre du Passage refuse de s'installer dans le confort. (Photo : archives). Le Théâtre du Passage refuse de s'installer dans le confort. (Photo : archives).

Tout un assortiment de bonnes raisons d’aller au théâtre. Voilà ce que proposent les principales institutions culturelles du canton de Neuchâtel. La rédaction de RTN vous présente les points forts de leur saison 2026-27 cette semaine.

Après le TPR, place au Théâtre du Passage à Neuchâtel. C’est un peu l’année de la confirmation du côté de la direction. Après la grande première, comment réussir sa deuxième ? Voilà en deux mots le défi qui attend Robert Sandoz. Le directeur a succédé à Robert Bouvier la saison dernière en proposant une série de nouveaux rendez-vous destinés à rapprocher l’institution du public. À présent, il s’agit de transformer l’essai.


Du neuf et du réconfortant

« On garde ce qui fonctionne mais on refuse de s’installer dans le confort », prévient le metteur en scène neuchâtelois dans le texte qui sert d’introduction à la saison. On retrouve ainsi « On s’la chante », la chorale spontanée du lundi, le Boulimy Comedy Mardy ou encore les Midi Théâtre. Ce n’est pas tout, puisque s’y ajoutent « On s’la danse », un « choréoké » où le public est invité à se trémousser ensemble. L’humoriste valaisan Daniel Rausis propose une « Grande dictée ». Et pour la première fois, le Passage lance des cours de théâtre destinés à tous les âges.

Mais une saison, c’est avant tout des spectacles. Et en l’occurrence, plusieurs classiques dépoussiérés. Robert Sandoz nous présente son « Dom Juan » pendant que Robert Bouvier revisite « Minotaure » de Friedrich Dürrenmatt, dont « La visite de la vieille dame » est aussi à l’affiche de cette saison, en version masquée, signée Omar Porras. À relever aussi une reprise d’ « ART » de Yasmina Reza, mis en scène avec la tendre poésie de François Morel.


Les voix des femmes

Antigone est au TPR cette saison, elle est aussi au Passage, en version afghane, dans « Les Messagères ». La condition féminine dans une perspective plus corrosive est également au cœur de « Les petites filles sont des punks qui reviennent déguisées en hamster » dans le sillage de Judith Godrèche.

Le Théâtre du Passage, c’est aussi des rendez-vous avec des noms qui font vibrer le public. Cette saison, ils s’appellent par exemple Vincent Delerm, Yann Marguet, Blaise Bersinger ou Vincent Kucholl.

Et puis autre événement : du 26 août au 19 septembre, le Passage quitte ses murs avec une déambulation théâtrale intitulée « Visite du futur imparfait ». /jhi


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