Laurent Walthert estime que l’équipe de Suisse a rempli sa mission jusqu’à présent à la Coupe du monde de football. L’ancien gardien de Neuchâtel Xamax relève que la Nati termine première de son groupe, sans avoir été flamboyante, mais en ayant peu souffert.
La Suisse a fait le job à la Coupe du monde de football. La Nati a battu le Canada 2-1 mercredi soir à Vancouver et termine première du groupe B.
Laurent Walthert, ancien gardien de Neuchâtel Xamax, relève que c’est mission accomplie pour la Suisse. « L’objectif était de finir premier de ce groupe. Quand on a vu le tirage, on a tous pensé que la Suisse avait sa place en tête de ce classement pour se qualifier pour ces 16e de finale ». Et de poursuivre qu’après trois matches, elle est invaincue, qu’elle a marqué des buts et même si elle a concédé quelques occasions, quelques buts, elle n’a jamais été vraiment débordée.
Mercredi soir, la Nati a tout de même souffert, notamment dans les 15 dernières minutes de jeu et face à une équipe plus faible sur le papier. Ce qui ne doit pas inquiéter, explique Laurent Walthert, surtout dans un match qui dure plutôt 100 à 105 minutes avec les pauses fraîcheur. D’autant plus que le Canada jouait à domicile et « qu’il y avait cette première place du groupe en jeu. C’est normal qu’en revenant à 2-1 il y ait dix à quinze minutes de rébellion, mais la Suisse a su faire face. »
Sans être flamboyante, la Suisse a peu souffert
Ruben Vargas et Johan Manzambi ont marqué les deux buts pour la Suisse. En ce qui concerne le second, Laurent Walthert relève qu’il a une maturité incroyable pour son jeune âge. Et Murat Yakin aura de la peine à s’en passer en équipe de Suisse « parce qu’il a une fougue, une envie d’aller de l’avant, il est capable de marquer des buts, de faire des passes décisives, de défendre, de s’investir. » Pour Laurent Walthert, il ne fait aucun doute que lors du prochain mercato, après la Coupe du monde « c’est un joueur qui vaudra son pesant d’or et que probablement quelques gros clubs européens vont essayer de s’arracher ».
Laurent Walthert retient de cette phase de groupe que même si la Suisse n’a pas été flamboyante, elle a peu souffert. L’ancien gardien « rouge et noir » relève qu’il ne faut pas oublier que la compétition dure quasiment un mois, avec des changements d’horaires, de stades, d’hôtels, de fuseaux horaires. « Et il y a d’autres grandes nations qui peinent aussi dans cette compétition. » Quand les matches à élimination directe vont commencer, « on verra un autre degré de compétition où chaque erreur ou chaque but peut être crucial. Dès les 16e, on aura le visage d’une équipe de Suisse avec une motivation et une détermination encore décuplée. »
La Suisse joue son 16e de finale vendredi 3 juillet à Vancouver, dès 5h, heure suisse. /sma-gjo













