Au lendemain du sacre de l’Espagne à la Coupe du monde de football, l’entraîneur neuchâtelois, aux origines espagnoles, José Saiz parle d’une équipe qui est montée en puissance et qui a fait preuve d’une grande solidité collective en défense.
Avec l’Espagne, c’est le football qui a gagné. La Roja a remporté la Coupe du monde dimanche soir en battant l’Argentine 1-0 aux prolongations en finale à New York. La troupe de Luis de la Fuente remporte ainsi son 2e titre après celui de 2010. Contre l’Albiceleste, l’Espagne a maîtrisé son sujet et remis le football au centre de la compétition, estime José Saiz. « Je voyais quand même l’Espagne passer, même aux prolongations, même sans l’expulsion », analyse l’entraîneur neuchâtelois, aux origines helvético-espagnoles. « L’Argentine n’a vraiment rien produit […] donc je pense qu’au-delà de tout, c’est le football qui a gagné », poursuit-il.
José Saiz : « Les Argentins ont un jeu très énergivore. »
Les Espagnols qui réalisent le doublé Euro et Coupe du monde et qui impressionnent, avec notamment cette statistique : ils n’ont encaissé qu’un seul but de toute la compétition en Amérique du Nord. C’était contre la Belgique, en quart de finale. S’il reconnaît qu’il était un peu « sceptique » en début de tournoi, lorsque la Roja a fait match nul 0-0 face au modeste Cap-Vert, José Saiz a été impressionné par le collectif défensif de l’équipe de Luis de la Fuente. « Il y a très peu d’occasions pour l’adversaire de marquer des buts, c’est le gros point fort », explique-t-il. « Le niveau technique est quand même impressionnant et ils sont allés crescendo », détaille l’helvético-espagnol.
« L’attaque, c’est le petit bémol par rapport à l’Euro. »
L’Espagne qui n’a pourtant pas eu un parcours simple pour remporter ce titre : elle a affronté le Portugal, la Belgique et la France lors des matches à élimination directe, soit que des ténors du football mondial. La Roja a certainement eu l’un des parcours les plus difficiles de la compétition. « Si on compare à l’Argentine, je crois qu’il n’y a pas photo », sourit José Saiz. « Ils sont montés en puissance et ont été très bons quand il le fallait. »
Coup double
L'Espagne a fait coup double à plusieurs niveaux. Tout d’abord, c’était son deuxième titre de champion du monde après celui de 2010. L’équipe ibérique a également enchaîné avec un sacre à l’Euro en 2024 et celui-là au Mondial. Enfin c’est un doublé mondial historique pour le football espagnol dans son ensemble, puisque le pays a remporté le titre en Coupe du monde chez les hommes et chez les femmes. « Cela se développe dans d’autres pays, mais pour l’instant, l’Espagne a un temps d’avance », conclut José Saiz. /lgn













