Investissements énergétiques : des subventions plutôt que des déductions

Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté mardi une motion socialiste qui veut privilégier les ...
Investissements énergétiques : des subventions plutôt que des déductions

Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté mardi une motion socialiste qui veut privilégier les subventions directes ciblées au détriment des déductions fiscales en matière d’assainissement des bâtiments. Une mesure socialement plus juste pour la gauche. Le Conseil d’État, la droite et le PVL y étaient fermement opposés.

Le Grand Conseil neuchâtelois a débattu une bonne partie de la matinée des questions d'assainissement énergétiques des bâtiments. Le Grand Conseil neuchâtelois a débattu une bonne partie de la matinée des questions d'assainissement énergétiques des bâtiments.

Le Grand Conseil neuchâtelois s’est écharpé mardi sur les investissements énergétiques des bâtiments. Il a accepté de justesse, par 49 voix contre 48 et une abstention, une motion du Parti socialiste. Elle charge le Conseil d’État de réduire au maximum l’importance des déductions fiscales au profit de subventions directes ciblées en faveur des propriétaires. Pour la gauche, qui a soutenu le texte, les déductions fiscales profitent surtout aux ménages aisés. « Avec des subventions, on offre le même montant à chacun en fonction des travaux qu’il s’apprête à faire », relève la députée verte Christine Ammann Tschopp. 

Christine Ammann Tschopp : « C’est beaucoup plus logique. »

Le Conseil d’État, l’UDC, le groupe PLR-Le Centre et le Parti Vert’libéral ont refusé fermement cette motion. Pour le député PVL Mauro Moruzzi, « c’est une faute politique majeure par rapport à la lutte climatique et les ambitions élevées du Canton en la matière, avec une neutralité carbone pour 2040. Jusqu’à maintenant, on a un système qui fonctionne avec trois piliers : la réglementation, les subventions et les déductions fiscales. Cette décision va à l’encontre des intérêts des petits propriétaires, mais aussi à l’encontre de l’entier de notre politique climatique. »

Mauro Moruzzi : « Nous aurons, selon toute vraisemblance, moins d’investissements qui vont être faits dans les années à venir. »

Selon Laurent Favre, conseiller d’État en charge du développement territorial et de l’environnement, le canton de Neuchâtel compte plus de 31'000 propriétaires. /lgn-jpp


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