L’école inclusive au cœur d’une table ronde

La manifestation est organisée mercredi soir à La Chaux-de-Fonds par Forum Handicap Neuchâtel ...
L’école inclusive au cœur d’une table ronde

La manifestation est organisée mercredi soir à La Chaux-de-Fonds par Forum Handicap Neuchâtel. Elle s’intéresse à l’idéal de l’inclusion des élèves avec un handicap et les réalités du terrain. Tous les intervenants sont, justement, des personnes de terrain.

Simone Juillerat Meyer, directrice d’Antenne Handicap et membre du comité de Forum Handicap Neuchâtel, invitée dans La Matinale. Simone Juillerat Meyer, directrice d’Antenne Handicap et membre du comité de Forum Handicap Neuchâtel, invitée dans La Matinale.

Une table ronde sur l’école inclusive. Elle est organisée mercredi à La Chaux-de-Fonds par Forum Handicap. La manifestation réunit uniquement des personnes proches de la réalité du terrain comme des enseignants, des parents ou encore des politiciens. « Regards croisés sur l’école inclusive : entre l’idéal d’une école pour tous et les réalités du terrain » fait suite à une première table ronde qui dressait le portrait de ce que pourrait être l’école inclusive. Simone Juillerat Meyer, directrice d’Antenne Handicap et membre du comité de Forum Handicap Neuchâtel, a indiqué mardi dans La Matinale, que cette première partie avait permis de poser le cadre légal, que ce soit au niveau international, avec la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH), au niveau fédéral avec la Loi sur l’égalité pour les personnes handicapées (LHand) et, au niveau cantonal avec, depuis 2022, la Loi sur l’inclusion. Pour parvenir à cette inclusion, l’une des clés est le partenariat des personnes concernées avec une mise en commun des ressources, à commencer par les parents. Il a aussi été question, relève Simone Juillerat Meyer, « de la réforme de l’école qui n’est pas encore adaptée à la société actuelle. » Il reste encore beaucoup à faire à Neuchâtel, selon la directrice d’Antenne Handicap, pour mettre sur pied cette école inclusive. Le Canton pourrait s’inspirer de ce qui se fait au Tessin. Les enseignants travaillent en binôme. « Il y a un enseignant de l’école ordinaire et un enseignant de l’école spécialisée. Les classes sont composées de trois à quatre élèves en situation de handicap et une quinzaine d’élèves ordinaires. » Ce modèle repose sur une certaine flexibilité. « C’est-à-dire qu’il y a toujours des classes à effectif réduit et des classes inclusives. » L’élève en situation de handicap peut passer d’une classe à l’autre.

Entretien de Simone Juillerat Meyer:

Il reste du chemin malgré une volonté politique

Le Canton de Neuchâtel a mis sur pied un plan d’action en matière d’inclusion des personnes en situation de handicap, qui court de 2023 à 2029. Il contient onze thèmes, dont la scolarité. Ce qui démontre, explique Simone Juillerat Meyer, cette volonté d’aller vers une école inclusive. « On dit dans ce plan d’action qu’il y a une évolution. » Ce qui complique toutefois la tâche, selon elle, relève de la Loi sur les autorités scolaires qui « donne la gestion de l’école publique aux communes. » Ce qui veut dire qu’elles gèrent la manière de mettre sur pied cette école inclusive. À ce niveau, estime Simone Juillerat Meyer, il s’agirait d’avoir une vision globale.

La table ronde « Regards croisés sur l’école inclusive : entre l’idéal d’une école pour tous et les réalités du terrain » a lieu mercredi dès 19h dans la salle de conférence d’Alfaset, à la rue des Terreaux 46-50 à La Chaux-de-Fonds. /sma


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