Lacunes sécuritaires dans les salles communales : des jauges revues

Salle fermée, capacités réduites, concepts de sécurité plus exigeants. Les Communes neuchâteloises ...
Lacunes sécuritaires dans les salles communales : des jauges revues

Salle fermée, capacités réduites, concepts de sécurité plus exigeants. Les Communes neuchâteloises sont en train de vérifier leurs normes incendie après le drame de Crans Montana. À Laténa, l’Espace Perrier à Marin ne peut provisoirement plus qu’accueillir 300 personnes au lieu de 500.

L'Espace Perrier à Marin a vu sa capacité passer de 500 à 300 personnes. L'Espace Perrier à Marin a vu sa capacité passer de 500 à 300 personnes.

Le drame de Crans-Montana a fait office d’électrochoc au sein des Communes de Suisse et du canton de Neuchâtel. Depuis le début de l’année, bon nombre d’entre elles passent au peigne fin les mesures de sécurité de leurs salles de location. Il ressort souvent de ces contrôles la nécessité d’effectuer des travaux pour répondre aux normes des prescriptions incendies. Des normes qui ont changé en 2015. Du coup, certains lieux construits avant voient leur capacité d’accueil se réduire. C’est le cas de l’Espace Perrier à Marin qui passe de 500 à 300 en attendant d’effectuer des travaux. « Au niveau de la largeur des portes, il manque quelques dizaines de centimètres et potentiellement un plafond à recouvrir avec de nouveaux matériaux », précise Valérie Dubosson, conseillère communale à Laténa en charge de la sécurité. « À Hauterive, nous avons pour l’instant complètement fermé une salle. À Enges, la Traversière a vu sa capacité diminuer de moitié, de 100 à 50 ». 

Valérie Dubosson : « Des travaux qui peuvent être assez conséquents et coûteux. »

Ces travaux vont engendrer d’importantes dépenses et prendre plusieurs mois pour être menés à bien. Laténa « va prioriser les chantiers et faire en sorte que chacun des quatre villages de la Commune puisse bénéficier rapidement d’une salle remise aux normes afin d’assurer la vie locale », précise Valérie Dubosson.


Des organisateurs de manifestation qui doivent s’adapter

Réduire la jauge des personnes accueillies dans une salle n’est pas sans conséquence pour celles et ceux qui mettent sur pied des manifestations. « C’est le cas de la fête scolaire à l’Espace Perrier. Il y aura deux spectacles à la place d’un seul », souligne Valérie Dubosson.

« La Commune a mis à disposition un agent de sécurité privé au théâtre d’Enges. »

Autre exemple au Locle : les autorités procèdent à une analyse de risques en fonction du type de manifestation. « Elle va se fonder sur trois axes principaux : la combustibilité des matériaux, les sources potentielles d’immission et le type de fête », énumère Catherine Jeanneret, conseillère communale en charge des infrastructures.

Catherine Jeanneret : « Une fête d’entreprise est un peu plus risquée. »

Ce concept d’analyse de risques existait avant le drame de Crans-Montana, « mais il est devenu plus précis et plus exigeant vis-à-vis des organisateurs », explique Catherine Jeanneret. Les autorités de la Mère commune ont notamment minutieusement visité la halle polyvalente en amont de la fête de gym annuelle qui s’est tenue en mars. 700 personnes étaient attendues, alors que dans des conditions standards, cette salle peut en accueillir 560. Par conséquent, « des mesures complémentaires ont été demandées aux organisateurs afin de réduire les risques », ajoute Catherine Jeanneret. « Ils ont dû notamment engager un service de sécurité et nous présenter un concept d’évacuation. »

« Des travaux seront nécessaires pour mettre aux normes la halle polyvalente du Locle. »

Le Conseil communal du Locle doit désormais établir les devis et déterminer les coûts liés à ces adaptations. /jpp


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