De gros montants pour les routes avec une visée durable

Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté de débloquer un crédit de 44,82 millions de francs ...
De gros montants pour les routes avec une visée durable

Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté de débloquer un crédit de 44,82 millions de francs pour l’entretien du réseau routier, mais aussi pour développer la mobilité douce, les transports publics et limiter le bruit routier.

Le tronçon entre Saint-Blaise et Monruz est actuellement en cours de réfection. Pour le député vert'libéral Mauro Moruzzi, il s'agit d'un aménagement exemplaire qui allie réfection des routes et durabilité. (Photo : État de Neuchâtel) Le tronçon entre Saint-Blaise et Monruz est actuellement en cours de réfection. Pour le député vert'libéral Mauro Moruzzi, il s'agit d'un aménagement exemplaire qui allie réfection des routes et durabilité. (Photo : État de Neuchâtel)

Des crédits pour assurer l’entretien des routes de manière durable. Le Grand Conseil neuchâtelois a validé mardi une enveloppe dotée de 44,82 millions de francs qui sera utilisée jusqu’en 2030. Il s’agit là de l’un des quatre piliers qui composent la stratégie Mobilité 2030 adoptée à 84% des voix par la population neuchâteloise en 2016. Près de 20 millions de francs serviront à entretenir la portion du réseau cantonal, composé de 375 km de routes, qui est le plus mal en point. Les besoins d’entretien sont qualifiés de « pressants » sur environ 20% du réseau, avec 16% de routes en état critique et 3% dans un mauvais état. Selon le rapport du Conseil d’État, Neuchâtel est « en queue de peloton à l’échelle suisse » dans le domaine.


De nouveaux aménagements cyclables en vue

L’objectif de ce crédit est aussi de profiter de ces réfections de chaussées pour y apporter de nouveaux aménagements, cyclables notamment. Ce sont ainsi 11,9 millions de francs qui seront dévolus à la mobilité douce, mais aussi à la priorisation des transports publics. L’accent sera essentiellement mis sur les maillons manquants des tracés cyclables principaux. Depuis le début de la mise en œuvre du Plan directeur cantonal de mobilité cyclable (PDCMC) en 2018, « quelque 35 km de pistes et bandes cyclables ont été réalisés et 16 km sont en cours de mise en œuvre », peut-on lire dans le rapport. Il s’agit par exemple du tracé prévu dans le tunnel de La Clusette au Val-de-Travers ou encore entre Hauterive et Saint-Blaise. Seize kilomètres supplémentaires d’aménagements sont prévus d’ici 2030.

Ces crédits serviront par ailleurs à la lutte contre les îlots de chaleur.

Finalement, 8,36 millions de francs seront dévolus à l’assainissement du bruit routier. Parmi les moyens à disposition figurent les revêtements phonoabsorbants, la limitation de la vitesse à 30km/h ou du trafic, selon les endroits. « L’objectif premier est bien sûr d’avoir un réseau routier bien entretenu. Mais on peut aussi, plus qu’auparavant, tenir compte de la mobilité douce, des transports publics, des personnes à mobilité réduite ou encore des îlots de chaleur », estime le député vert’libéral Mauro Moruzzi.

Mauro Moruzzi : « On peut également avoir une action climatique importante. »

Environ 80% des projets concernent des localités et sont menés en collaboration avec les Communes. Le montant net à charge de l’État est évalué à 42,43 millions de francs après déduction des subventions fédérales à hauteur de 2,39 millions de francs. /sbm


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