Georges-Frédéric de Prusse salue le projet porté par l’association Neuchâtel Berlin

L’inventaire des archives neuchâteloises déposées à Berlin a reçu un soutien pour le moins ...
Georges-Frédéric de Prusse salue le projet porté par l’association Neuchâtel Berlin

L’inventaire des archives neuchâteloises déposées à Berlin a reçu un soutien pour le moins singulier : celui du prétendant au trône royal, présent mercredi à l’ambassade de Suisse

Au centre, Lionel Bartolini, archiviste cantonal neuchâtelois, commente quelques archives inventoriées à Berlin. Au centre, Lionel Bartolini, archiviste cantonal neuchâtelois, commente quelques archives inventoriées à Berlin.

Georges-Frédéric de Prusse s’enthousiasme pour la valorisation des archives neuchâteloises à Berlin. Le prétendant au trône royal a été reçu mardi à l’ambassade de Suisse en Allemagne lors d’un repas en compagnie de l’ambassadrice et du comité de l’association Neuchâtel-Berlin. Les recherches qui s’achèvent ce printemps visaient à inventorier et valoriser la correspondance adressée par les Neuchâtelois à leur prince à l’époque de la principauté (1707 – 1848). Le chef de la maison royale qualifie le projet de « formidable ».


Des liens maintenus

Georges-Frédéric de Prusse conserve aujourd’hui des liens avec Neuchâtel. Il rappelle qu’en 1707, Frédéric Ier devient prince de Neuchâtel. Pendant six générations, les rois de Prusse règnent ainsi sur la principauté depuis Berlin. Cette situation perdure jusqu’à la Révolution neuchâteloise de 1848, qui met fin au régime monarchique.

Mais même au terme de cette période, « mes ancêtres ont conservé le titre et se sont appelés princes de Neuchâtel jusqu’en 1918 », rappelle Georges-Frédéric de Prusse. Il souligne que la transition s’est conclue « pacifiquement et diplomatiquement », un élément qu’il juge important dans le contexte européen.

« C’est un lien qui a perduré remarquablement longtemps » estime Georges-Frédéric de Prusse :

Un attachement personnel à Neuchâtel

Au-delà de l’histoire, le chef de la maison royale évoque un lien personnel. Des proches de son épouse vivent à Neuchâtel. « C’est toujours un plaisir, lors de nos voyages en Suisse, de faire une halte au magnifique lac de Neuchâtel et de rencontrer des gens sur place », confie-t-il.

Cet ancrage familial nourrit son intérêt pour le projet porté par l’association Neuchâtel-Berlin.


Un projet inscrit dans une dimension européenne

Pour Georges-Frédéric de Prusse, il serait réducteur d’aborder l’histoire prussienne sous un angle strictement régional. La Prusse s’étendait autrefois sur neuf pays européens. Les liens dynastiques de la famille Hohenzollern traversent une grande partie du continent, y compris la Suisse.

Dans le contexte actuel européen, il estime essentiel de revisiter ces relations historiques parfois méconnues. « C’est seulement en comprenant ces liens plus étroits que l’on peut appréhender la situation dans son ensemble », affirme-t-il.

Les archives privées de la famille contiennent peu de documents sur Neuchâtel, la majorité des sources se trouvant à Berlin. Il se réjouit donc de l’implication d’acteurs institutionnels, notamment la Fondation du patrimoine culturel prussien, qui contribuent à documenter et valoriser cette histoire commune.

Au-delà du symbole, le projet vise à renforcer les liens germano-suisses et à inscrire l’histoire neuchâteloise dans un cadre européen plus large. Un rappel que le canton a longtemps été tourné vers Berlin. /aju

« Un projet d’importance », explique Georges-Frédéric de Prusse :


Actualisé le