École neuchâteloise : le cycle 3 fonctionne, mais est perfectible

La réforme du cycle 3 a été scrutée en profondeur. Le Grand Conseil a pris acte mardi des constats ...
École neuchâteloise : le cycle 3 fonctionne, mais est perfectible

La réforme du cycle 3 a été scrutée en profondeur. Le Grand Conseil a pris acte mardi des constats et des pistes d’améliorations.

Le cycle 3 réformé de l'école neuchâteloise fonctionne, mais peut être amélioré.  (Photo : libre de droits). Le cycle 3 réformé de l'école neuchâteloise fonctionne, mais peut être amélioré.  (Photo : libre de droits).

« Le cycle 3 n’a pas besoin d’être bouleversé en profondeur, mais il y a des pistes d’améliorations ». La conseillère d’État neuchâteloise Crystel Graf a résumé ainsi deux ans de travail fouillé sur les années scolaires 9, 10 et 11, dont les résultats étaient soumis au Grand Conseil mardi. Le parlement était appelé à prendre acte d’un vaste rapport d’information élaboré par la Commission de gestion (COGES) sur la réforme qui était entrée en vigueur en 2015 et qui avait abouti à la suppression des filières moderne et préprofessionnelle au profit de branches à niveau (1 et 2) pour la fin de la scolarité obligatoire. Onze ans après cette refonte, il apparaît que le système fonctionne, mais qu’il présente certaines faiblesses. L’objectif premier de la réforme était d’augmenter l’égalité des chances entre les élèves. Il ressort de l’étude menée que « la mixité sociale et culturelle du cycle 3 rénové constitue un acquis important. » L’hétérogénéité obtenue constitue toutefois un défi important pour les enseignants, mais aussi pour les élèves, qui doivent désormais faire face à des classes plus fragmentées qu’auparavant. Il apparaît aussi que les enseignants sont ceux qui adhèrent le moins à cette réforme. Pour la commission de gestion, cela constitue l’une des faiblesses importantes du cycle 3 rénové. L’autre problème identifié porte sur l’absence de données sur lesquelles s’appuyer pour établir une comparaison avec la situation d’avant. Pour le rapporteur de la COGES, Julien Gressot, cette étude constitue donc une photographie de la situation actuelle.


Des pistes d’améliorations

Plusieurs pistes d’améliorations se dessinent. Dans cette perspective, le Grand Conseil a validé différents postulats et motions. Ces textes appellent à améliorer le soutien aux enseignants dans la gestion de l’hétérogénéité des classes.

L’objectif est aussi de renforcer l’interdisciplinarité et de valoriser davantage l’ensemble des disciplines enseignées. Après l’acceptation d’un postulat émanant du groupe libéral-radical – Le Centre, le Conseil d’État est aussi chargé d’étudier la possibilité d’introduire un troisième niveau intermédiaire. L’écart entre les deux niveaux actuels est jugé trop important. Il s’agira aussi de définir plus clairement ce qu’est « l’égalité des chances » et d’avoir davantage de données sur lesquelles s’appuyer. Le gouvernement devra aussi se pencher sur l’augmentation observée des classes terminales.

Cette étude approfondie sur le cycle 3 est le fruit du dispositif d’évaluation des politiques publiques, utilisé pour la première fois, qui avait été adopté comme contre-projet à l’initiative « Pour une Cour des comptes ». /sbm


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