Tenter de préserver le pouvoir d’achat des Neuchâtelois. Le Grand Conseil a accepté mardi matin de prolonger certaines mesures transitoires sur le plan fiscal et social. La baisse de 1% du taux d’imposition du revenu des personnes physiques sera reconduite l’année prochaine, de même que la baisse d’un point du coefficient cantonal. Ces différents gestes fiscaux coûteront 12,3 millions de francs au Canton et 3,5 millions de francs aux Communes.
Par ailleurs, l’État de Neuchâtel débloquera 3,7 millions de francs pour adapter à la hausse les subsides des primes d’assurance maladie. Ces mesures étaient déjà en place depuis 2024. La gauche de l’hémicycle ne souhaitait pas reconduire les baisses fiscales. Pour la députée socialiste Fabienne Robert-Nicoud, ce genre de mesures profite avant tout aux hauts revenus et prive l’État et les Communes de recettes.
Fabienne Robert-Nicoud : « Les baisses fiscales profitent surtout à ceux qui ont beaucoup d’argent. »
Pour la droite, au contraire, il était important de maintenir l’effort face à la concurrence fiscale des cantons voisins et dans l’attente de voir quel sort est réservé à plusieurs initiatives qui sont encore pendantes dans ce domaine.
Pour le député libéral-radical Damien Humbert-Droz, il s’agit de reconduire des mesures qui étaient déjà en place. « Ça serait un très mauvais signal que de ne pas les prolonger. »
Damien Humbert-Droz : « C’est ce qui avait été accordé à la population depuis 2024. »
Cette vision était partagée par Crystel Graf. La conseillère d'État a rappelé que les ménages neuchâtelois sont confrontés à une hausse des coûts en matière d’énergie, de transports et d’assurance maladie. À ses yeux, il était donc essentiel de « préserver le pouvoir d’achat » avec ce mélange de mesures fiscales et sociales. /sbm








