Épauler les entreprises qui souhaitent réduire l’empreinte de leur parc informatique et de leurs activités numériques : c’est la raison d’être de MIKUJY. La startup basée à Neuchâtel a été fondée en 2022. Elle emploie aujourd’hui six collaborateurs pour accompagner la transition vers ce qu’on appelle le Green IT, le numérique vert. « L’idée, c’est de relier la durabilité et la numérisation actuelle, les deux transitions majeures de notre société », explique le fondateur et patron Ivan Mariblanca Flinch. Les conseils prodigués par MIKUJY doivent permettre à ses clients de réduire l’impact énergétique et environnemental de leurs activités numériques et ainsi de réaliser des économies.
Lorsque les experts de MIKUJY, forts de parcours spécialisés auprès de grandes firmes, entament leur travail auprès d’une entreprise ou d’une association, ils commencent par établir un état des lieux, non seulement sur le plan matériel, mais aussi sur celui des pratiques et de la culture interne liée aux questions de durabilité. Ensuite, un plan d’action est mis sur pied, avec des mesures destinées à améliorer les points faibles de la société. L’obtention du Label numérique responsable européen peut venir couronner la démarche.
À ses débuts, MIKUJY s’appelait Canopé, mais ses responsables ont souhaité marquer symboliquement son attachement à un monde en plein essor : l’Asie, plutôt que s’ancrer dans l’orbite du modèle américain. Comme il l’explique, l’entreprise tire son nom des omikuji, des divinations écrites sur des billets de papier que l’on tire au sort dans les temples shinto au Japon. Le nom « MIKUJY » y ajoute le « y » du mot anglais « technology ».
Ivan Mariblanca Flinch : « On va faire mieux avec moins, finalement. »
MIKUJY souhaite à présent continuer à s’étendre ailleurs en Suisse, ainsi qu’à l’étranger. L’entreprise propose également depuis l’année dernière le Benchmark Swiss Sustainable IT, une étude destinée à mesurer l’empreinte moyenne de l’informatique par collaborateur en Suisse et aussi quelle est la maturité de la durabilité numérique dans les pratiques des collaborateurs. Les clients de MIKUJY en avaient fait la demande afin de pouvoir se mesurer entre eux.
Lors de la première édition, « là où on voyait qu’il y avait de grands manquements, c’était dans la partie 'gouvernance et culture' », explique Ivan Mariblanca Flinch. « Le sujet de la durabilité numérique n’était pas couvert ». Une deuxième édition va être publiée cette année, qui doit permettre de constater si une évolution a eu lieu.
Ivan Mariblanca Flinch : « On a beaucoup de choses à faire, surtout d’un point de vue humain. »
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