Dans le cadre des débats sur le budget 2026, le Conseil général a entériné lundi soir le passage de 12 à 11 heures d’ouverture quotidienne. Les structures fermeront à 18h dès août 2026.
Certaines familles seront contraintes de revoir leur organisation dès le mois d’août 2026. La Ville de Neuchâtel a décidé de s’adapter à la Loi sur l’accueil des enfants (LAE), qui pose comme cadre une ouverture des structures d’accueil parascolaire durant 11 heures par jour. Jusque-là, la Commune proposait 12 heures de prise en charge. Cette décision a été entérinée lundi soir dans le cadre des débats sur le budget 2026.
Dès la rentrée d’août, les structures d’accueil parascolaire ouvriront à 7h (contre 6h45 actuellement) et fermeront à 18h (contre 18h45). Selon la conseillère communale à la tête du Dicastère de la famille Nicole Baur, cette décision aura un impact sur une cinquantaine d’enfants. En contrepartie, la Commune créera 64 places, notamment du côté de Corcelles-Cormondrèche et de Peseux « où on ne répond pas à la demande », précise Nicole Baur. Cette mesure bénéficiera à une centaine de famille.
Nicole Baur : « C’est l’effort qu’on demande à ces familles qui représentaient qu’une cinquantaine d’enfants par rapport à d’autres familles pour lesquelles on va créer des places. »
Pour Nicole Baur, il s’agit d’une réallocation des ressources et non pas d’une mesure d’économie. Elle précise que deux millions de francs supplémentaires figurent au budget 2026 pour le domaine de l’accueil extrafamilial, par rapport à la mouture 2025. Les parents concernés seront informés dans le courant du mois de janvier, a précisé Nicole Baur.
La mesure n’a pas fait grand débat au sein du législatif. Seul l’élu socialiste Philippe Loup a interrogé le Conseil communal sur un suivi des effets de cette mesure pour savoir s’il faut ou non poursuivre dans cette voie en 2027. Selon Philippe Loup, les familles monoparentales, les pendulaires, mais aussi les parents qui travaillent dans la santé, dans la sécurité et dans les services risquent d’être particulièrement impactés par cette mesure. « Il y a effectivement un certain nombre de métiers où les horaires sont très, très élargis », dit-il.
Philippe Loup : « Tout le monde peut s’organiser, mais il y a quand même des limites dans les capacités de le faire. »
Par ailleurs, la halte-garderie du centre-ville de Neuchâtel cessera aussi ses activités l’an prochain. Cette structure permet actuellement aux parents de déposer leur enfant le temps de faire quelques courses ou de se rendre à un rendez-vous médical. /sbm









