« Le TPR doit jouer le rôle de poil à gratter »

Guillaume Béguin et Françoise Boillat reprendront les rênes du Théâtre populaire romand le ...
« Le TPR doit jouer le rôle de poil à gratter »

Guillaume Béguin et Françoise Boillat reprendront les rênes du Théâtre populaire romand le 1er juillet 2026. Une paire chaux-de-fonnière qui se complète autant par leur personnalité que par leur vision pour le futur du site. Rencontre.

Guillaume Béguin et Françoise Boillat se connaissent depuis très longtemps, leur deux personnalités se complètent parfaitement. Guillaume Béguin et Françoise Boillat se connaissent depuis très longtemps, leur deux personnalités se complètent parfaitement.

Ils sont deux, Chaux-de-Fonniers, artistes et bientôt co-directeur et co-directrice du Théâtre populaire romand. Guillaume Béguin, 50 ans, et Françoise Boillat, 51 ans, reprendront la tête du TPR à La Chaux-de-Fonds le 1er juillet 2026. L’établissement avait annoncé leur nomination en novembre dernier.

L’air était glacial en arrivant sur le parvis du TPR ce vendredi matin à La Chaux-de-Fonds. La neige persiste en fine couche dans les jardins entourant l’imposante bâtisse. Bien au chaud dans la cafétéria du théâtre, Guillaume Béguin et sa comparse Françoise Boillat ont déjà, en partie, pris connaissance de leur futur cahier des charges. « Nous sommes des apprentis pour l’instant », confie avec le sourire Guillaume Béguin. Il faut dire qu’il y a du pain sur la planche pour le duo qui succédera à Anne Bisang, elle qui a dirigé le théâtre pendant 12 ans. « On est très excité, mais à la fois un peu angoissé », avoue le futur co-directeur. « C’est un beau projet qu’on va mettre sur pied avec Guillaume », se réjouit à son tour Françoise Boillat qui connait bien la maison. En effet, la comédienne et metteuse en scène enseigne le théâtre aux classes préparatoires de l’établissement. Guillaume Béguin est, lui, metteur en scène et auteur de théâtre, il va bientôt revenir dans sa ville natale, lui qui a écrit des pièces pour divers lieux de Suisse romande. « Ça fait trente ans que je ne vis plus ici, mais je me réjouis de déménager, de retrouver la neige et cet esprit très particulier qu’il y a à La Chaux-de-Fonds », dit-il avec le sourire. Venir de la région dans laquelle on officie est un gros avantage selon Françoise Boillat :

Françoise Boillat : « Les liens sont plus rapides. »

Les deux futurs co-directeur et co-directrice se connaissent bien et de longue date. « On est très complémentaire. C’est un chemin qu’on va faire ensemble », ajoute la comédienne. Pour faire un peu plus connaissance avec eux, ils se sont prêtés au jeu de l’interview du tac au tac :

L'interview du tac au tac


Des visages pour le théâtre

Un duo qui se complète donc autant par leur personnalité que par leur vision pour le théâtre. « Nous avons des missions très claires comme la programmation, l’entretien et le soin de cette maison, des employés et du public », explique Françoise Boillat. Pour ce qui est de la répartition des tâches entre les deux, rien n’est acté pour le moment. Ce qui est sûr c’est que le TPR aura une nouvelle âme sans dénaturer son essence. « Le but c’est quand même que le théâtre reste comme du poil à gratter. Il doit bousculer un petit peu les normes établies », explique Guillaume Béguin. Pour ce faire, le TPR veut pouvoir compter sur de nouveaux visages que le public pourra retrouver ponctuellement :

Guillaume Béguin : « On a l’idée d’associer une quinzaine d’artistes à notre projet. »

Un des points d’orgue du futur duo de directeurs sera les rénovations du théâtre. En effet, le bâtiment situé à la rue de Beau-Site 30 sera fermé au public dès le mois de mai 2026 et pour 8 mois. Tous les espaces scéniques, qui ne sont plus aux normes de sécurité, seront rénovés. Un enjeu important pour la future direction qui va devoir maintenir le théâtre en vie en dehors de ses murs. « Toute l’activité du théâtre se concentrera à l’Heure Bleue », explique le metteur en scène. De plus, les financements pour l’enveloppe interne du bâtiment ne sont pas encore assurés. « Il y aura aussi un gros enjeu financier pour combler ce manque », termine Guillaume Béguin. /crb


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