Elle est mise sur pied par les clubs Soroptimist International de Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds et du Locle dans le cadre des Journées orange de l’ONU. Trois vidéos réalisées par Chloé, créatrice de la plateforme Victime pas seule, sont diffusées jusqu’au 10 décembre.
Une campagne de prévention dans les transports publics neuchâtelois. Elle se tient à l’occasion des Journées orange de l’ONU contre les violences faites aux femmes. Trois vidéos sont diffusées jusqu’au 10 décembre dans tous les bus de TransN et les cars postaux du canton. Cette campagne est mise sur pied par les Clubs Soroptimist International de Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds et du Locle, en collaboration avec Chloé, fondatrice de la plateforme Victime pas seule. Une plateforme qu’elle a créée après avoir subi des violences sexuelles dans le cadre d’une relation professionnelle, il y a une dizaine d’années. Chloé a expliqué mercredi, dans La Matinale, que ces capsules vidéos d’une dizaine de secondes transmettent un message simple, comme le fait de ne pas être seul si vous êtes victime ; il existe des ressources.
De nombreux sites existent déjà pour aider les victimes, mais celui de Chloé amène autre chose. « Malgré la qualité de l’offre institutionnelle, ce qui m’a manqué, c’était une information qui reflétait le vécu, les émotions, les doutes que l’on pouvait avoir en tant que victime. » Une fois sa procédure terminée, elle a eu envie de partager son vécu et offrir des ressources « sous forme d’accompagnement, pour rassurer, pour outiller les personnes ou leurs proches pour les aider dans leur processus de reconstruction. »
Un plongeon dans l’inconnu
La procédure contre son agresseur a été extrêmement longue. « J’ai tout appris sur le tas. J’avais un sentiment de perte de contrôle total. Le sentiment d’avoir laissé mon destin entre les mains de la justice. » Chloé relève que les attentes, lorsqu’on entreprend une procédure, sont parfois éloignées de la réalité. « Je pensais presque qu’on allait me chouchouter, me remercier entre guillemets en tant que victime. Alors que pas du tout. La justice pénale n’est pas faite pour réhabiliter les victimes, mais pour protéger la société. »
Sur sa plateforme, Chloé propose aussi des marrainages. « C’est un accompagnement de type grande sœur ou grand frère. En participant à des cercles de paroles, j’ai remarqué qu’il y avait un côté extrêmement réconfortant, soutenant, de pouvoir parler à des personnes qu’on ne connait pas, mais qui ont vécu les mêmes choses. » Il est possible de s’inscrire comme parrain, marraine ou filleule. Une charte encadre ce processus. /sma









