Bientôt un bus supplémentaire à Bevaix ?

Le Conseil général a validé, en septembre, un crédit de 30'000 francs pour lancer une étude ...
Bientôt un bus supplémentaire à Bevaix ?

Le Conseil général a validé, en septembre, un crédit de 30'000 francs pour lancer une étude sur une nouvelle desserte. La ligne pourrait relier le haut du village au bord du lac, permettant de désengorger le parking de la Pointe du Grain et de desservir le pôle sportif En Seraize.

L'un des objectifs de la ligne est de desservir la Pointe du Grain pour désengorger son parking. (Photo : archives) L'un des objectifs de la ligne est de desservir la Pointe du Grain pour désengorger son parking. (Photo : archives)

Une nouvelle ligne de bus pourrait voir le jour à Bevaix. Le Conseil général de La Grande-Béroche a validé un crédit de 30'000 francs, en septembre, pour réaliser une étude. L’exécutif a mandaté un bureau d’ingénieurs trafic avec comme objectif de faire le point sur la situation actuelle et d’évaluer les besoins et les modalités de la potentielle future ligne.


Bevaix, un village coupé en deux

Globalement, la desserte de la commune de La Grande-Béroche est jugée positive : le nouvel horaire de 2025 est même, dans l’ensemble, profitable aux habitants et travailleurs avec notamment des trains toutes les heures pour rejoindre Yverdon et une meilleure desserte, également toutes les heures, des petits villages comme Montalchez ou Fresens. Mais un élément manque encore cruellement dans la commune de l’ouest du Littoral : une ligne qui dessert verticalement le village de Bevaix, coupé en deux par l’autoroute, entre le haut et le bord du lac, y compris la Pointe du Grain. « Il n’y a pas de liaison en transport public entre ces deux parties », regrette Thierry Pittet, conseiller communal en charge de la mobilité.

Thierry Pittet : « L’enjeu est d’améliorer cette connexion verticale. »

Un agrandissement du pôle sportif « En Seraize »

Cette ligne répondrait à différents besoins : elle permettrait d’aller dans le sens des sollicitations des citoyens et travailleurs de Bevaix, de répondre à la problématique de parcage au bord du lac, et principalement à la Pointe du Grain, et finalement, un peu en dehors de Bevaix, d’offrir une desserte pour rejoindre le pôle sportif « En Seraize ». Un site qui comporte déjà des terrains de tennis, de moto-cross et de football, mais que le Conseil communal a la volonté d’agrandir depuis plusieurs années déjà. Cela passe dans un premier temps par le Plan d’aménagement local, en cours de révision. Mais il y a certaines spécificités et conditions, relève Thierry Pittet. « On a sur le Littoral beaucoup de terres agricoles qui ne sont pas juste des terres agricoles, mais qui sont, en plus, des surfaces d'assolement, donc qui sont très compliquées à dézoner, voire impossibles sauf cas très exceptionnels ». L’idée serait de déplacer le stade, présent actuellement au port de Saint-Aubin, sur les hauteurs de Gorgier.

« Pour justifier la mise en place d'un terrain, il faut montrer que ce terrain, on ne peut pas le mettre ailleurs. »

Thierry Pittet précise qu’il n’y a aucun lien de cause à effet entre la mise en place d’une nouvelle ligne de bus et le déplacement du terrain de football. « Si, admettons qu'il n'y ait jamais de terrain de foot supplémentaire En Seraize, ça n'hypothèque pas les chances de réaliser une ligne de bus », rassure le conseiller communal.


Un financement dépendant du fonctionnement

La question du financement de cette future ligne verticale à Bevaix reste ouverte. Plusieurs modèles sont envisageables, ils dépendront notamment du fonctionnement de la desserte. Cela pourrait être une ligne de bus traditionnelle avec horaires fixes, financée par « le pot commun Commune, Canton et Confédération », explique Thierry Pittet. Mais aussi une formule plus souple, « à la carte », potentiellement exploitée par une entreprise privée ou encore une formule « mixte ». L'étude commandée par la Commune devra déterminer non seulement la faisabilité technique du projet, mais aussi son coût et les modalités de financement et de fonctionnement les plus appropriées.

« Il y a beaucoup d’inconnues sur son financement. »

L’étude devrait être rendue dans le premier semestre de 2026. /lgn


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