« Je me baladais à Neuchâtel et c’était écrit dans la vitrine « Petit magasin avec plein de surface pour un artiste. Et voilà, maintenant, je suis là ! » C’est ainsi que Tobias Zimmermann, l’enthousiaste patron de Wotyoo-Cavocado, décrit l’origine de sa boutique. Du sol jusqu’au plafond, on y trouve les objets les plus improbables et les plus amusants : boites à musique, déguisements, affiches, jouets et autres gadgets. Mais attention, ne lui dites pas qu’il s’agit d’une « Caverne d’Ali Baba » : « Je ne suis pas trop d’accord parce que là, on n’aurait pas le droit de toucher et il n’y aurait que de l’or, des rubis et tout ça… »
Le magasin attire une clientèle d’amateurs de curiosités de tous les âges. Une seconde boutique a d’ailleurs ouvert à Bienne. Mais faire fonctionner une affaire comme celle-ci, ça n’a rien de facile. « Moi, je vis avec peu », avoue Tobias Zimmermann, qui confirme qu’il n’est pas facile de faire vivre une boutique de nos jours dans le centre-ville de Neuchâtel. « J’aimerais bien investir un peu plus mais je ne pourrais pas survivre ». Il relève que la concurrence du web est féroce et que chaque magasin qui disparaît pénalise tous les commerçants, qui risquent de déserter les rues de la capitale cantonale. « Il faut espérer qu’il y ait encore des gens qui aiment bien visiter les boutiques et qui en sortent pas uniquement avec le compliment « Très belle boutique », mais aussi avec le petit sac, les petits achats en plus. » /jhi










