Le Grand Conseil a accepté la stratégie 2030 pour le développement durable présentée ce mardi soir. Une vision jugée globale et transversale, mais dont les détails et l’inscription d’une action dans les limites planétaires ont été longuement discutés.
Le Canton de Neuchâtel adopte sa stratégie cantonale 2030 pour le développement durable. Après 2h30 de débats, les députés ont validé, par 55 oui et 45 non, le rapport du Conseil d’État qui se veut global et transversal. Une vision qui se divise en huit champs d’action et quatre priorités : le climat, la solidarité, la prospérité et l’accompagnement au changement, et cela dans le domaine environnemental, mais aussi sociétal et économique.
Les limites planétaires en question
Le rapport du Conseil d’État comportait de nombreux amendements, venant de la commission ou de groupes parlementaires. Celui qui a fait le plus débat est le premier, concernant l’inscription de la notion de « limites planétaires » pour définir l’action du Canton. La droite et le gouvernement refusaient catégoriquement d’inscrire ce principe scientifique dans le texte. La raison : l’initiative pour la responsabilité environnementale, qui proposait d’entrer le concept de limites planétaires dans la Constitution fédérale, avait été refusé en votation populaire en février dernier. Mais la gauche et les Vert’libéraux ont eu le dernier mot. La députée verte Cloé Dutoit a rappelé que « c’est le fondement même du développement durable de respecter ces limites planétaires ». « Si on veut saboter l’industrie neuchâteloise, faisons ça, inscrivons ces limites dans la loi au nez et à la barbe de la volonté du peuple », a rétorqué l’UDC Niels Rosselet-Christ. Malgré les tentatives du conseiller d’État Laurent Favre et de la droite de faire changer d'avis la gauche et les Vert'libéraux, l’amendement a été accepté par 54 oui, 44 non et une abstention.
Un calendrier éclairci
Le Grand Conseil a défini que cette stratégie devra subir une révision générale tous les dix ans, et non pas tous les six ans (comme le proposait la commission) ou tous les huit ans (selon l’amendement du groupe socialiste). Il a également été décidé d’organiser une journée cantonale du développement durable, tous les deux ans, ainsi que de décerner, de manière bisannuelle également, un prix de la durabilité. /lgn













