Continuer l’investissement pour les prestations sociales

Le Grand Conseil a accepté un crédit-cadre d’engagement de 6’890'000 francs pour la période ...
Continuer l’investissement pour les prestations sociales

Le Grand Conseil a accepté un crédit-cadre d’engagement de 6’890'000 francs pour la période 2026-2029 pour développer l’offre de prestations sociales pour adultes dans les domaines du handicap, de l’addiction et de la grande précarité. La planification a été validée, en réponse à plusieurs motions pour développer le dispositif cantonal.

Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté le crédit-cadre pour poursuivre le changement de paradigme. (Photo : archives) Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté le crédit-cadre pour poursuivre le changement de paradigme. (Photo : archives)

Le Canton de Neuchâtel poursuit sa mise en place d’un dispositif pour les personnes vivant avec un handicap. Le Grand Conseil a pris connaissance d’un rapport du gouvernement et validé un crédit-cadre d’engagement de 6'890'000 francs en ce sens ce mardi, par 95 oui et un non. Le Conseil d’Etat a été chargé de faire un état des lieux et de proposer une planification de l’offre de prestations sociales pour adultes dans les domaines du handicap, de l’addiction et de la grande précarité, pour le développement du dispositif pour la période allant jusqu'en 2029, par plusieurs motions. Elles ont toutes été classées par le parlement cantonal.

Les objectifs sont multiples : poursuivre le virage ambulatoire et consolider les offres d’accompagnement à domicile, apporter une réponse globale à la complexification des situations et aux besoins émergents, optimiser le dispositif de prestations institutionnelles et améliorer le pilotage du dispositif. Le rapport s’inscrit dans la mise en application de la loi sur l’inclusion et l’accompagnement des personnes vivant avec un handicap (LIncA) et porte sur cinq ans, soit de 2025 à 2029. Le texte précise que la situation évolue et qu’il est nécessaire que l’offre en fasse de même. « Le changement de paradigme induit par la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) met au défi l’État d’anticiper et de projeter ce qui est encore à créer tout en continuant de répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables par des prestations de qualité », peut-on lire dans le rapport.


Poursuite des projets initiés

Différents projets ont déjà été initiés sur le plan cantonal, en partenariat avec les institutions concernées et les réseaux professionnels. Ils sont multiples et touchent à plusieurs aspects : l’inclusion professionnelle, les hébergements d’urgence et temporaires, les placements à temps-partiel, la favorisation de la vie à domicile des personnes vivant avec un handicap mental, ainsi qu’un projet d’équipe mobile et de liaison dans le domaine de l’addiction. Selon le rapport du Conseil d’État, ils montrent des résultats très prometteurs. Il s’agit de poursuivre les efforts entrepris pour que les projets puissent déployer tous leurs effets. « Le scénario est ambitieux, volontariste, mais il ne prévoit pas la fermeture d’institutions », a tenu à préciser la conseillère d’État en charge de la cohésion sociale Florence Nater.


Des besoins identifiés

Quant au volume des prestations, le gouvernement a identifié les besoins à couvrir sur le territoire cantonal d’ici 2029 :

Les besoins identifiés par le Conseil d'État jusqu'en 2029. (Source : SAHA) Les besoins identifiés par le Conseil d'État jusqu'en 2029. (Source : SAHA)

Le détail des coûts

Les coûts de ces projections en matière de nombre de places ou de volume d’heures à combler d’ici 2029 sont estimés à 9'670’709 francs, affectés au compte de fonctionnement de l’État. À cette somme vient s’ajouter la poursuite des projets pilotes, jugés nécessaires au développement de l’ambulatoire. Sur la périodicité comprise dans la planification, il est question de cinq à dix projets. Le décret, proposé par le Conseil d’État et validé ce mardi par le parlement cantonal, s’inscrit dans la continuité du crédit d’impulsion actuel de 400'000 francs par an qui court jusqu’à fin 2027. Il est ainsi prévu une prolongation pour les années 2028 et 2029, afin de couvrir l’entier de la période concernée. Ce total de 800'000 francs porte le crédit d’engagement à 6’890'000 francs sur la période 2026-2029. /lgn


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