Dix ans, 23 chantiers participatifs et des milliers d’heures de bénévolat, c’est ce qu’il aura fallu à l’association Skate in Le Locle, SKILL, pour réaliser son skatepark dans la Mère commune. Il occupe une surface de 700 m2 à proximité du collège des Jeannerets.
C’est en raison d’un manque de moyens financiers que SKILL a choisi le fait maison, do it yourself ou DIY en anglais. Si l’avantage pécuniaire est indéniable, cette façon de faire permet aussi de développer des compétences et de fédérer des gens autour d’un projet et le faire vivre.
Jérôme Heim, membre de SKILL : « Faire de nécessité vertu. »
Si un chantier participatif permet de faire des économies, il demande plus de temps, notamment parce qu’il faut que les personnes qui y prennent part acquièrent certaines compétences. Jérôme Heim en a fait l’expérience, la première fois qu’il a travaillé le béton. « On avait passé plus de huit heures à talocher le béton parce qu’il y avait toujours une bosse qui se formait ».
« On part du principe que chaque personne peut apprendre si on se donne la peine et le temps de lui apprendre. »
Pour mener à bien son projet, SKILL a obtenu un large soutien : près de 150 personnes sont venues mettre la main à la pâte au cours de la décennie écoulée. Les autorités locloises et des entreprises de la place ont aussi apporté leur pierre à l’édifice.
Coincé entre le collège des Jeannerets et un terrain de basket, le skatepark a su parfaitement s’intégrer à son environnement. La cohabitation avec les usagers des autres infrastructures se déroule à merveille, se réjouit Jérôme Heim.
« Il y a un usage assez pacifié de l’espace ».
Si le skatepark occupe tout l’espace qui lui est imparti, ça ne veut pas dire qu’il est terminé. L’association Skate in Le Locle compte bien le faire évoluer, l’améliorer et le faire vivre. /cwi









