Neuchâtel : cinq cours d’école végétalisées progressivement

Le Conseil général a validé lundi soir le crédit-cadre de près de 1,7 million de francs pour ...
Neuchâtel : cinq cours d’école végétalisées progressivement

Le Conseil général a validé lundi soir le crédit-cadre de près de 1,7 million de francs pour réaménager les cours de cinq collèges de la commune de Neuchâtel. Des travaux qui s’échelonneront sur plusieurs années.

La cour verte du collège de Vauseyon a été inaugurée en mai. (Photo: Ville de Neuchâtel) La cour verte du collège de Vauseyon a été inaugurée en mai. (Photo: Ville de Neuchâtel)

Lutter contre les îlots de chaleur dans les cours d’école. C’est en substance ce que demandait une motion acceptée par le Conseil général de Neuchâtel en avril 2024. L’idée était de créer, au contraire, des îlots de fraîcheur et de biodiversité pour rendre ces espaces plus inclusifs. C’est en se basant sur ce texte que le Conseil communal a présenté son rapport lundi soir au législatif. Le texte précise le projet et adressait une demande de crédit-cadre de 1'688'400 francs. L’arrêté a été accepté par le Conseil général par 28 oui, 6 non et 6 abstentions.


Cinq collèges priorisés

Pour la première phase de la mise en œuvre de la motion, le Conseil communal a établi, selon divers critères, un ordre de priorisation quant à savoir quelles cours d’école allaient être végétalisées. L’exécutif de Neuchâtel rappelle que des démarches ont déjà été entreprises à Vauseyon et au Crêt-du-Chêne. Entre 2025 et 2030, ce sont cinq autres cours qui seront végétalisées : celle du collège des Guches à Peseux (entre 2025 et 2026), de la Promenade à Neuchâtel (entre 2026 et 2027), celles des Acacias à Neuchâtel (entre 2027 et 2028), puis celle des Safrières à Corcelles-Cormondrèche l’année suivante et pour finir, la cour du collège de Serrières.


Une démarche participative

La motion acceptée en avril 2024 demandait que ces travaux soient imaginés dans une démarche participative. « On a choisi une méthode qui soit de participer avec les élèves, les enseignants et les habitants du quartier », précise Nicole Baur, conseillère communale en charge du dicastère de la famille, de la formation, de la santé et des sports. L'objectif n'étant pas uniquement de végétaliser l'espace, mais aussi de l'ouvrir à la population du quartier. Et pour mener les discussions, il était nécessaire d’avoir des médiateurs. Deux médiatrices en l’occurrence. Au niveau du budget, cela représente 94'500 francs sur cinq ans environ. Une dépense que le groupe PLR a tenté de rayer du projet et de la demande de crédit-cadre, estimant que des solutions moins coûteuses étaient possibles, notamment de laisser les enseignants s'en occuper. L’amendement des libéraux-radicaux a été refusé, par 26 non et 14 oui. « On ne pouvait pas demander aux enseignants de faire ce travail, d’abord parce que la médiation c’est un travail et ensuite les enseignants ne sont pas formés pour ça et ont peut-être autre chose à faire », explique Nicole Baur, qui précise que les professeurs participeront quand même aux démarches de manière active.

Nicole Baur : « On avait besoin de quelqu’un qui mène ces débats. »

La conseillère communale relève que les deux médiatrices sont déjà à l’interne de l’administration communale. « Il s’agissait juste de s’assurer qu’elles feraient également ce travail. »

Un second crédit a été validé dans ce projet lundi soir : établi à 16'900 francs, il est destiné à la réalisation d’une œuvre d’art liée aux travaux d’aménagement des cinq cours de récréation. Le Conseil général a dit oui à 24 contre 12 et quatre abstentions. /lgn


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