Le parti, resté inactif durant 10 ans, est de retour sur la scène politique neuchâteloise. Il espère placer ses deux candidats dans les travées du Grand conseil pour y défendre des valeurs chrétiennes.
Défendre des valeurs chrétiennes au Grand Conseil, c’est l’objectif de l’Union démocratique fédérale en vue des élections cantonales du 23 mars.
La section neuchâteloise de l’UDF, mise en veilleuse en 2013, est sortie de sa léthargie pour les élections fédérales de 2023.
Pour le scrutin cantonal de ce printemps, la formation présente une liste de deux candidats pour le législatif. Avec le système actuel, pour conquérir un ou plusieurs sièges au Grand Conseil, une liste doit obtenir au moins 3% des voix. Si l’UDF y parvient, ses deux prétendants seront élus.
Cyril Leuba, président de la section neuchâteloise de l’UDF : « Évidemment, nous souhaitons pouvoir entrer au Grand Conseil. »
L’UDF, qui prône des valeurs chrétiennes porteuses d’avenir, a défini dix points qui représentent son engagement. Cela va des déductions fiscales pour les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants à la préférence locale à l’embauche dans l’administration, en passant par une caisse maladie cantonale unique, le recentrage de l’école sur la transmission des savoirs de bases, la prohibition des méthodes de guérison ésotériques au RHNE, le retrait de la publicité dans l’espace public ou l’inscription du Jeûne fédéral dans la Constitution.
La section neuchâteloise de l’Union démocratique fédérale a lancé un sondage auprès de la population pour connaître les thématiques qu’elle souhaiterait que les deux candidats défendent au Château en cas d’élection.
Dès la semaine prochaine, elle va distribuer dans environ un quart des boites aux lettres du canton un flyer expliquant cette démarche. L’UDF va cibler les communes qui affichaient le plus haut taux de participation aux dernières élections fédérales, soit « dans les Montagnes neuchâteloises et une partie de Val-de-Travers », explique Cyril Leuba.
« Laisser la population définir la priorité, ça nous semble quelque chose qui est en faveur de la démocratie. »
Finalement, c’est le peuple qui décidera le 23 mars prochain s’il veut offrir une place au sein de l’hémicycle aux représentants de l’UDF. /cwi













