La Parti ouvrier et populaire neuchâtelois a présenté ses objectifs et thèmes de campagne vendredi. Il entend notamment œuvrer à trouver des solutions afin que les coûts de la santé pour les personnes précaires deviennent supportables.
« Défendez vos fins de mois ». C’est avec ce slogan et une liste de 51 noms que le POP se lance dans la course au Grand Conseil neuchâtelois. Le Parti ouvrier et populaire a présenté vendredi matin en conférence presse à La Chaux-de-Fonds ses objectifs et ses thèmes en vue de l’élection du 23 mars. Il entend au moins maintenir sa députation de huit élus et pourquoi pas atteindre les dix sièges. « La dignité, la proximité et le changement » sont les trois piliers sur lesquels le parti de gauche s’appuie pour faire campagne. « La politique autrement, pour n’oublier personne », peut-on lire sur le programme du parti.
« L’objectif principal du POP est vraiment de porter la voix de celles et ceux qui galèrent, qui peinent à boucler leur fin de mois, d’où notre slogan. Dans le canton de Neuchâtel on sait que 15% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Pour nous, c’est inacceptable », lance le président du parti Julien Gressot. Les thèmes de campagne sont nombreux : la gouvernance des entités parapubliques et « la nécessité de mettre des garde-fous pour davantage de transparence et de contrôle démocratique », des services publics « de proximité », des transports publics « plus attractifs tant au niveau des cadences que des tarifs », la défense des conditions de travail et des salaires « décents » ou encore davantage de subventions pour les milieux culturels et sportifs. « Mais les principaux sont liés au domaine de la santé », précise Julien Gressot. « Les primes d’assurance maladie constituent année après année une charge de plus en plus forte. »
Julien Gressot : « Nous allons lutter pour la création d’une caisse maladie publique. »
Un rapprochement avec SolidaritéS a été tenté
Si la gauche (POP, Vert-e-s, PS) part unie pour obtenir une majorité tant au Conseil d’État qu’au Grand Conseil, comment le POP voit l’arrivée du mouvement SolidaritéS sur « son territoire » avec sa liste de 34 noms dont 16 qui viennent des Montagnes ? Julien Gressot ne voit pas cela comme une concurrence, « car probablement que ces personnes ne viendraient pas au POP neuchâtelois ». Le président s’explique : « Nous avons des profils quand même assez différents. SolidaritéS recrute davantage du côté de l’Université par exemple. Nous, nous sommes un parti plus ouvrier, plus populaire, plus proche de la population à ce niveau-là. »
« Pour ces élections, on avait tendu la main à SolidaritéS pour ouvrir des discussions, ils ont refusé de le faire. »
Les élections cantonales se tiennent le 23 mars. /jpp













