Solution sans insecticides de l’Uni de Neuchâtel contre les ravageurs

Plutôt que des produits de synthèse, on peut lutter contre des ravageurs du maïs en leur faisant ...
Solution sans insecticides de l’Uni de Neuchâtel contre les ravageurs

Plutôt que des produits de synthèse, on peut lutter contre des ravageurs du maïs en leur faisant avaler un gel rempli de parasites naturels. Des chercheurs de l’Université de Neuchâtel ont prouvé l’efficacité de la méthode au Rwanda

La chenille Légionnaire d'automne frappe les cultures de maïs au Rwanda (photo: Stefan Toepfer). La chenille Légionnaire d'automne frappe les cultures de maïs au Rwanda (photo: Stefan Toepfer).

S’arranger pour que des insectes ravageurs du maïs avalent des parasites qui vont les tuer. C’est le tour de force de chercheurs de l’Université de Neuchâtel. Ils viennent de mener des recherches au Rwanda qui prouvent l’efficacité de la méthode, et qu’ils ont pu mener en collaboration avec le CABI (Centre for Agriculture and Bioscience International) à Delémont, et avec un institut local, le Rwanda Agricultural and Animal Resources Development Board.

Premier auteur de l’étude, Patrick Fallet, relève que l’approche vise la chenille Légionnaire d’automne, originaire d’Amérique, et qui cause des ravages dans les cultures de maïs en Afrique. On traite les cultures avec un gel rempli de nématodes, des vers microscopiques qui sont les parasites naturels de cet insecte, et qui ne laissent ensuite aucune trace dans la nature.

« Le gros avantage de ces nématodes, c’est qu’ils ne peuvent pas s’accumuler dans l’environnement »

Fraîchement publiés dans une revue scientifique américaine, les résultats de ces recherches ont démontré leur efficacité. Dans les cultures traitées grâce à cette approche, les infestations de chenilles ont été réduites de moitié et la production de maïs augmentée d’une tonne par hectare. Le tout, sans utiliser d’insecticide de synthèse.

La chenille tuée par le parasite sur un plan de maïs (photo : Patrick Fallet). La chenille tuée par le parasite sur un plan de maïs (photo : Patrick Fallet).

« Le maïs est un des aliments de base en Afrique »

La technique est conçue pour des conditions spécifiques, dans des petites exploitations, mais elle pourrait à l’avenir être étendue à d’autres types de cultures, y compris en Europe. Les chercheurs envisagent une collaboration en ce sens avec une entreprise basée à Yverdon qui produit des robots de précision. /jhi

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