Neuchâtel : l’attractivité du centre-ville passe par les rez-de-chaussée

Le Conseil général a accepté lundi soir une modification de règlement. À l’avenir, les vitrines ...
Neuchâtel : l’attractivité du centre-ville passe par les rez-de-chaussée

Le Conseil général a accepté lundi soir une modification de règlement. À l’avenir, les vitrines devront participer à l’animation des rues. L’idée d’une monnaie locale est recalée

La rue du Seyon, à Neuchâtel. La rue du Seyon, à Neuchâtel.

« L’attractivité ne se décrète pas, elle se cultive et se construit ». C’est par ces mots que la conseillère communale Violaine Blétry – de Montmollin a entamé son intervention devant le Conseil général de Neuchâtel lundi soir. Le législatif était appelé à se positionner sur un rapport portant sur le tissu économique du centre-ville. Dans ce tour d’horizon visant à répondre à deux motions en faveur de l’économie locale, le Conseil communal dit s’inquiéter de la situation des commerçants et des restaurateurs mis à mal par de multiples facteurs (hausse des coûts de l’énergie, perte du pouvoir d’achat des citoyens ou encore concurrence du commerce en ligne et des centres commerciaux).


Le Conseil communal mise sur les vitrines pour animer les rues 

Pour soutenir les acteurs économiques du centre-ville, le Conseil communal a mis sur la table une modification de règlement, acceptée par le législatif à la quasi-unanimité. À l’avenir, les rez-de-chaussée du centre-ville devront « en principe » être affectés à des activités et à des commerces qui participent à l’animation de la rue. L’objectif est de lutter contre les vitrines borgnes. Cette mesure sera appliquée au cœur du centre-ville, ainsi qu’à la rue de l’Écluse et au Faubourg de l’Hôpital.


Pas de monnaie locale en perspective

En revanche, le Conseil communal n’a pas souhaité donner suite à une proposition émanant du groupe Vert’libéraux/PDC visant à instaurer une monnaie locale. À ses yeux, le système de bons actuellement en place pour favoriser le tissu économique local fonctionne à satisfaction. « Plusieurs centaines de milliers de francs ont été réinjectés dans l’économie locale depuis le Covid, grâce à ces bons », a précisé Violaine Blétry- de Montmollin. L’exécutif ne voulait pas « créer un système parallèle qui leur ferait concurrence », indique-t-il dans son rapport. Il a été suivi par le législatif. /sbm


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