Six pour cent des Neuchâtelois qui touchent des prestations complémentaires (PC) vont voir leurs aides baisser. Et 2% ne les toucheront plus. La Réforme de la Loi sur les PC déploie pleinement ses effets depuis le 1er janvier de cette année
Certains Neuchâtelois vont recevoir moins d’aides de l’État. La réforme de la Loi sur les prestations complémentaires est entrée en force pour tous les bénéficiaires à compter du 1er janvier de cette année après une période transitoire de 3 ans, comme le relevait lundi la RTS. Mathieu Erb, directeur de la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation (CCNC), estime que dans le canton sur 9’700 dossiers environ la moitié n’était pas encore sur le coup du nouveau régime. Ces 9'700 dossiers concernent environ 12'000 personnes. Il rappelle que « le but des prestations complémentaires est de permettre aux personnes qui touchent des rentes AVS ou AI, mais qui n’arrivent pas à subvenir au minimum vital, de combler ce manque ». Mais les critères pour toucher ces aides ont changé : ils prennent désormais mieux en compte le montant des loyers, mais aussi la fortune. À savoir qu’une personne seule avec une fortune de 100'000 francs et un couple avec 200'000 francs n’auront plus droit à des prestations complémentaires.
Mathieu Erb : « Le principal critère qui change c’est la prise en compte de la fortune »
La Caisse cantonale neuchâteloise de compensation relève que moins de 2% des personnes concernées ne toucheront plus de prestations complémentaires et que 6% d’entre elles verront leurs aides diminuer. Pour la plupart, le manque à gagner est de l’ordre de 100 à 150 francs par mois. Des chiffres « qui ne sont pas alarmants », selon Mathieu Erb.
« Un peu moins de 2% des personnes concernées ne toucheront plus de PC et 6% verront leurs aides baisser »
Mathieu Erb précise que « le législateur, quand il a élaboré la réforme, ne l’a pas fait dans le but de faire des économies. Ces aides doivent permettre de subvenir aux besoins vitaux des personnes avec une rente AVS ou AI. Cette réforme ne va pas mettre des gens dans la rue ». Il n’est toutefois pas exclu que certaines personnes se retrouvent dans une situation délicate. « Elles peuvent se tourner vers les Guichets sociaux régionaux pour demander une réévaluation de leur situation. (…) Mais il ne devrait pas y avoir une ruée vers ces guichets. »
« Il n’est pas exclu que pour certaines personnes la situation doive être réévaluée. Elles peuvent se tourner vers les Guichets sociaux régionaux »
La CCNC a aussi mis sur pied une hotline durant les fêtes pour les personnes qui avaient des questions. Elle a reçu environ 80 appels. Pour ceux qui auraient encore des questions, la CCNC reste à disposition. /sma








