Légère baisse du taux d’aide sociale à Bienne

Le taux d’aide sociale à Bienne a connu une légère diminution en 2017.
Légère baisse du taux d’aide sociale à Bienne

Le taux d’aide sociale à Bienne a connu une légère diminution en 2017. La cité seelandaise caracole toutefois toujours en tête de classement des 14 villes suisses qui participent à l’étude comparative présentée mardi

Le responsable du département des affaires sociales Thomas Michel (à droite) et Beat Feurer, directeur de l'action sociale ont présenté mardi les chiffres de l'aide sociale à Bienne. Le responsable, du département des affaires sociales Thomas Michel (à droite) et Beat Feurer, directeur de l'action sociale ont présenté mardi les chiffres de l'aide sociale à Bienne.

L’étude de l’initiative des villes pour la politique sociale a livré ses statistiques mardi. La ville de Bienne affiche le taux d’aide sociale le plus élevé du classement avec 11,5% (-0,3 par rapport à 2016) soit une baisse de 2,5%. Elle a cependant connu une évolution meilleure que d’autres communes. Pour le directeur de l’action sociale, Beat Feurer, plusieurs mesures expliquent ce résultat. Le système d’encouragement précoce durable commence,par exemple à déployer ses effets tout comme le recours systématique aux mesures cantonales en relation avec la gestion des cas ainsi que la réorganisation du département des affaires sociales. La création de postes a permis de décharger les assistants sociaux de nombreuses tâches administratives.

Par ailleurs, le programme lancé il y a deux ans et destiné aux jeunes mères monoparentales en collaboration avec le Centre d’information et de consultation « frac » a aussi porté ses fruits, avec un taux de succès de plus de 50%.

Cette année, le chapitre spécial du rapport sur les indicateurs de l’aide sociale est consacré aux jeunes de 18 à 25 ans.Si le taux d’aide sociale des jeunes de 15 ans s’élève encore à 10,2%, il baisse à 4,9% jusqu’au moment où ils atteignent 25 ans.

Malgré ces résultats, la Ville doit faire face à des défis structurels comme sa forte population étrangère et peu qualifiée, des loyers très avantageux et donc attrayants pour les personnes en situation précaire. Les hausses du taux de chômage et des chômeurs en fin de droits rendent aussi les conditions plus difficiles.

Au niveau national, en 2017, le nombre de bénéficiaires de l'aide sociale a connu une hausse de 1,6%, une croissance moins importante que les années précédentes. La grande majorité des jeunes récipiendaires sont parvenus à en sortir. Le risque d'aide sociale est le plus important dans l'Arc jurassien, de Bâle à Genève, ainsi que dans les grandes villes alémaniques qui exercent une fonction de centre./anl+ats


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