Le montant du crédit sollicité par le Conseil communal pour faire face aux premières dépenses engendrées par la tempête du 24 juillet a été revu à la baisse. L’exécutif a retranché 570'000 francs des 11,7 millions initialement prévus. Le rapport a été rédigé dans l’urgence et une erreur s’était glissée dans l’estimation du coût en personnel qui devait être engagé expressément pour gérer la tempête.
Jean-Daniel Jeanneret, président de la Ville de La Chaux-de-Fonds : « Il y a eu un petit hiatus d’estimation comptable »
Les six emplois à plein temps prévus pour replanter et prendre soin des arbres ont été retranchés. Ils seront proposés dans les futurs budgets. La tempête a mis en lumière le mauvais entretien du patrimoine arboricole de La Chaux-de-Fonds.
« Il ne s’agit pas seulement de replanter, mais d’entretenir »
Après avoir remercié toutes les personnes et collectivités publiques qui se sont engagées dès les premières heures, les élus ont accepté le crédit de 11 millions 130'000 francs à l’unanimité.
Sous les arbres, la Plage
L’assemblée a ensuite traité et accepté une résolution urgente du Parti socialiste concernant la Plage des Six Pompes, annulée quelques jours avant son coup d’envoi. Le texte demandait que la Ville s’engage à fournir les garanties financières nécessaires à la continuation de la manifestation.
Chacun groupe du législatif s’est accordé en faveur d’un soutien communal au festival des arts de la rue. Un amendement du PLR demandait que l’aide soit conditionnée à la présentation des comptes détaillés 2023 de la manifestation et d’un budget prévisionnel pour l’édition suivante en Commission financière.
L’exécutif s’est montré rassurant. Soutien il y aura, « on espère d’ici un mois », a précisé le chef de la culture. Théo Bregnard a ajouté qu’il faudra un budget révisé, tenant compte des conséquences de la tempête et le résultat de la récolte de fonds lancée par les amis de la Plage pour décider du montant à allouer. Le conseiller communal a précisé que la somme se situerait dans les limites de la compétence financière de l’exécutif, soit au maximum 150'000 francs.
Juste avant le vote de l’amendement, il y a eu un appel du PLR, demandant à la gauche de se rallier à sa demande, histoire de montrer une belle unanimité du Conseil général.
L’élu libéral-radical Maël Iseli tenait beaucoup à l’unanimité
L’appel a été entendu, mais pas suivi. Pas de quoi émouvoir le conseiller général suppléant du Parti socialiste, Mathias Gautschi, qui a estimé que minorisée, la droite aurait pu retirer son intervention.
Mathias Gautschi, conseiller général suppléant du parti socialiste : « C’est maintenant qu’on a besoin d’être rassuré sur l’avenir »
On notera encore qu’en début de séance, les élus ont observé un instant de silence, en hommage à la personne qui a perdu la vie lors de la tempête du 24 juillet. /cwi









