Le Grand Conseil neuchâtelois a débloqué mardi une enveloppe de 34,5 millions de francs en faveur du secteur de la santé. Cet objet a passé la rampe par 78 voix pour, 8 contre et 17 abstentions. Ce crédit complémentaire s'ajoute et péjore le budget 2023. Il doit permettre d'éponger les déficits du Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe), du Centre neuchâtelois de psychiatrie (CNP) et de Nomad, institution active dans les soins à domicile. Ces trois entités affichent respectivement un trou de 11 millions, 7,5 millions et 1,4 million de francs pour l'exercice 2022. Pour le Conseil d'Etat neuchâtelois, il ne s'agit pas de donner pour signal à ces entités parapubliques qu'il suffit d'être dans le rouge pour obtenir des montants du Grand Conseil. L'objectif est bel et bien d'aider ponctuellement ces institutions à faire face à une dégradation de leurs finances qui s'explique par l'inflation, par la nécessité de recourir à du personnel temporaire plus coûteux face à des équipes sous pression et par la saturation de l'hôpital et du système de maintien à domicile. Le conseiller d'Etat Laurent Kurth a également déploré l'incapacité du système tarifaire à réagir, à l'échelle fédérale, face au sous-financement des prestations de soins.
Vers une indexation complète des salaires au 1er juillet
Ce crédit doit aussi permettre d'assurer une indexation complète des salaires du personnel de ces institutions dès le 1er juillet. Une première indexation de 1% avait été mise en place au 1er janvier, dont 0,8% à charge de l'Etat et 0,2% à charge des employeurs. A partir de juillet, l'indexation atteindra 2%.
Pas d'effet rétroactif au 1er janvier
La gauche a tenté, sans succès, d'instaurer un effet rétroactif pour assurer aux employés une indexation complète dès le début de l'année. La proposition a été refusée par 49 voix, 46 pour et 3 abstentions. De leur côté, les groupes libéral-radical et UDC ont souhaité réduire ce crédit à 13,9 millions. A leurs yeux, il n'est pas du ressort du Grand Conseil d'intervenir en amont sur le déficit 2023 des institutions, mais cette proposition a elle aussi été écartée et le montant maintenu à 34,5 millions de francs.
Pour le député socialiste Antoine de Montmollin l'effet rétroactif était indispensable
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