Le Centre suisse d'électronique et de microtechnique a inauguré ce mercredi un centre d'innovation de la batterie à Neuchâtel. Alors que la question du stockage de l’énergie électrique devient centrale, le CSEM veut aider l’industrie suisse et européenne à être à la pointe dans ce domaine
La batterie de demain viendra peut-être de Neuchâtel. Le Centre d'innovation de la batterie, ou Battery Innovation Hub (BIH), a été inauguré ce mercredi par le CSEM. Des équipes interdisciplinaires y travaillent pour créer des batteries plus performantes, durables et moins dangereuses, en collaboration avec des entreprises locales.
Christophe Ballif, directeur du centre d’énergie durable du CSEM : « Pour gérer la transition vers un monde renouvelable et essentiellement électrique, on aura besoin de batteries. »
« L'installation est unique en son genre dans le pays et constitue donc une garantie importante pour la compétitivité de la Suisse », relève le Centre suisse d'électronique et de microtechnique dans un communiqué. Une étude menée conjointement par l’Office européen des brevets et l’Agence internationale de l’énergie a en effet montré que, d'ici à 2040, le monde aura besoin de solutions de stockage d'énergie équivalant à 50 fois la capacité du marché actuel.
Christophe Ballif : « Les batteries actuelles peuvent être bien meilleures. »
Les missions de ce centre se concentrent notamment sur l’innovation de systèmes intelligents de gestion et la fabrication de batteries solides. Ces dernières promettent d’être plus performantes et moins dangereuses, car elles se débarrassent de produits inflammables qui ont posé problème par le passé. D’ici 2026, plus de 50 personnes devraient travailler sur le site.
Actuellement, l’Asie produit 90% des batteries utilisées dans le monde. « L’Europe ne doit plus rester dans cet état de dépendance », souligne le CSEM. Mais quel rôle peut jouer cette installation de 400 mètres carré dans ce marché mondial ? Pour Andreas Hutter, chef du groupe système énergétique, ce n’est pas une question de taille. « Ce sont les têtes qu’on a ici qui nous rendent compétitifs. La connaissance a toujours été importante pour faire des produits », affirme-t-il.
Andreas Hutter « La Suisse a toujours été en avance sur ses connaissances. »
Le BIH a été financé à hauteur de 300'000 francs par la Banque cantonale neuchâteloise. /ats-cde









