Les députés acceptent le budget 2023

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Les députés acceptent le budget 2023

Le Grand Conseil a accepté largement mercredi matin le budget 2023 déficitaire de 13,5 millions. L'acceptation du budget a nécessité de modifier plusieurs lois

Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté largement mercredi matin le budget 2023 déficitaire de 13,5 millions.(Photo : archives). Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté largement mercredi matin le budget 2023 déficitaire de 13,5 millions.(Photo : archives).

Les députés neuchâtelois ont accepté largement mercredi un budget déficitaire de 13,5 millions de francs, issu d'un compromis entre mesures sociales et en faveur des entreprises. L'UDC, qui voulait des économies, s'y est opposée.

« Le Conseil d'Etat est à la recherche d'équilibres », a déclaré Laurent Kurth, conseiller d'Etat en charge des finances. « On ne peut pas tout sacrifier à la dette », a-t-il ajouté en réponse à des députés UDC et PLR qui s'opposaient à la dérogation au frein à l'endettement.

L'acceptation du budget a nécessité de modifier plusieurs lois à la majorité qualifiée, dont celle sur les contributions directes. La réforme de l’imposition des personnes morales, afin d'atteindre un taux d'imposition du bénéfice proche de 15%, est avancée d'une année. Cette anticipation devrait rapporter 18 millions de francs supplémentaires en 2023.

Dans leur compromis de budget, les députés ont décidé de faire un effort tout particulier de soutien en lien avec les primes d'assurance maladie, qui vont augmenter de 9% en moyenne à Neuchâtel en 2023. L'enveloppe pour les subsides sera augmentée de 4 millions de francs supplémentaires.

Les députés ont aussi accordé 2 millions, dont 800'000 francs à charge des communes pour indexer les prestations d'aide matérielle pour les personnes à l'aide sociale.

Le Grand Conseil a aussi accepté une augmentation de 3 millions de francs pour permettre une évolution des salaires en lien avec l'inflation dans les institutions actives dans la santé et le social. Une enveloppe qui ne va pas assez loin pour la gauche et pour les personnes concernées qui ont manifesté mardi dans la cour du Château. Jonathan Gretillat, président du groupe socialiste au Grand Conseil.

Pour limiter les charges des employeurs, les députés ont accepté de corriger de façon anticipée les effets de la progression à froid, à raison de 3% dès l'exercice 2023. Dans le cadre du contrat-formation, le taux de cotisation va diminuer 0,58% à 0,45% en 2023, et même à 0,42% en 2024. Quentin Di Meo, rapporteur du groupe libéral-radical.

Mesures d'économies refusées

Comme mesures d'économies, l'UDC voulait réduire de moitié les investissements liés au plan climat et ceux qui n'ont pas encore commencé, diminuer de 50% aussi les nouveaux emplois et supprimer l'échelon automatique pour le personnel. Ces quatre amendements ont tous été largement refusés, ce que regrette le député suppléant UDC, Damien Schär.

Une réserve pour le climat

À la grande satisfaction des écologistes, une réserve financière en faveur du développement durable a été introduite dans la loi sur les finances de l’État. Un fonds qui sera alimenté à l’aide d’une partie des revenus extraordinaires de la BNS et qui échappe au frein à l’endettement. C’est l’un des points de satisfaction pour les Verts par rapport à ce budget 2023, comme le relève le député écologiste Patrick Erard.

/ATS-sma-jpp


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