Le Conseil d’État invité à revoir sa copie sur le numérique à l’école

Réfléchir à une éducation numérique plus durable. C’est l’objectif d’une recommandation acceptée ...
Le Conseil d’État invité à revoir sa copie sur le numérique à l’école

Réfléchir à une éducation numérique plus durable. C’est l’objectif d’une recommandation acceptée mercredi par le Grand Conseil neuchâtelois qui vise à revoir la stratégie du Conseil d’État en la matière

Laisser le choix aux enseignants du secondaire II de recevoir ou non un
ordinateur portable. C’est ce que demande une recommandation acceptée de justesse
par le Grand Conseil neuchâtelois (photo : illustration). Laisser le choix aux enseignants du secondaire II de recevoir ou non un ordinateur portable. C’est ce que demande une recommandation acceptée de justesse par le Grand Conseil neuchâtelois (photo : illustration).

Elle s’intitule « pour une éducation numérique raisonnée ». C’est la recommandation du Groupe VertPOP sur laquelle le Grand Conseil neuchâtelois s’est penché mercredi matin. Le texte invite le Conseil d’État à reconsidérer le déploiement de sa stratégie sur l’éducation numérique de manière plus durable. Le législatif s’est montré très partagé avec 49 voix pour, 49 contre, et une abstention. C’est la voix prépondérante de la présidente du Grand Conseil, la Verte Clarence Chollet, qui a fait pencher la balance vers le oui. La recommandation portait notamment sur le fait que tous les enseignants du secondaire II vont recevoir, qu’ils le veuillent ou non, un ordinateur portable alors que beaucoup d’entre eux sont déjà équipés personnellement, souligne la première signataire du texte, la députée POP Sarah Blum. Le texte demande aussi que les postes fixes restent en place dans les classes.

L’argument de la sécurité informatique a été brandi dans le camp des opposants. « C’est un problème », admet Sarah Blum qui pense toutefois « qu’on ne pourra pas avoir un parc informatique totalement sécure avec des ordinateurs portables que les enseignants prendront à la maison ». 

La recommandation vise aussi à davantage de sobriété en termes de dépense énergétique.

La conseillère d’État en charge de la digitalisation et de la formation, Crystel Graf s’est, elle, étonnée de devoir défendre face à la gauche les améliorations des conditions de travail des enseignants. Elle explique que l’idée du Conseil d’État était « de répondre à une préoccupation du terrain après notamment la pandémie du Covid qui nous a montré à quel point il fallait être agile et mobile en temps de crise ». Crystel Graf souligne que « les enseignants qui ne le souhaitent pas ne seront pas contraints d’avoir un ordinateur ».

/jpp


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