Crise énergétique: indice des prix à la consommation à revoir

Les coûts actuels de la santé et de l'énergie devraient être mieux pris en compte, estime le ...
Crise énergétique: indice des prix à la consommation à revoir

Les coûts actuels de la santé et de l'énergie devraient être mieux pris en compte, estime le Grand Conseil neuchâtelois. Il demande au Conseil fédéral de revoir rapidement l’indice des prix à la consommation (IPC)

Le Grand Conseil neuchâtelois incite le Conseil fédéral à revoir sa méthodologie de calcul des prix à la consommation. Le Grand Conseil neuchâtelois incite le Conseil fédéral à revoir sa méthodologie de calcul des prix à la consommation.

Le Grand Conseil neuchâtelois a accepté mercredi sans opposition une résolution PLR demandant au Conseil fédéral de revoir la méthodologie des prix à la consommation. L'indice devrait mieux prendre en compte les coûts de l'énergie et de la santé.

La prochaine révision de l'indice des prix à la consommation (IPC) est prévue en 2025. Les crises sanitaire, géopolitique et énergétique de ces deux dernières années ont eu un impact considérable sur les prix, notamment l’énergie et les transports, insuffisamment considérés dans l’indice, a déclaré mercredi le député PLR Andreas Jurt.

Une révision rapide du mode de calcul et du poids relatif des différents domaines semblerait « pertinente », sans attendre 2025, car « le monde change », a expliqué Andreas Jurt. Surtout que l’IPC est utilisé pour l’adaptation des salaires et des rentes, des tarifs et des loyers, pour des comparaisons internationales, ou encore en matière de politique économique.


Source d'angoisse

« La hausse des prix est source d'angoisse pour les ménages et pour les entreprises », a renchéri le conseiller d'Etat Laurent Kurth. Pour ces dernières, elles vont devoir faire face à une augmentation des prix de l'énergie, des matériaux et à des demandes salariales en hausse.

Selon l’OFS, avec la méthode de calcul en vigueur, en août 2022, le renchérissement sur un an est de +3,5%. Toutefois, l’augmentation de certains biens indispensables, comme l'énergie, est « considérable », a ajouté le député.

Concernant les coûts de la santé, ceux-ci ont augmenté de 176% depuis 1977, alors que dans l’IPC ils n’ont progressé que de 78% durant la même période. Les coûts de la santé sont pondérés dans le panier-type de l’IPC à 16,671%, sans tenir compte de l’évolution des primes de l’assurance-maladie, qui est mesurée séparément.

« Cela provoque de l'incompréhension du public car les primes obèrent une grande part de leur revenu », a expliqué Laurent Kurth. /ATS-aba


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