Drame familial au Creux-du-Van

Trois corps ont été découverts par la Police neuchâteloise ce dimanche au bas du cirque naturel ...
Drame familial au Creux-du-Van

Trois corps ont été découverts par la Police neuchâteloise ce dimanche au bas du cirque naturel. D'après les premiers éléments de l'enquête, une mère de 37 ans s'est précipitée dans le vide avec ses deux enfants en bas âge

C'est une randonneuse qui a alerté les forces de l'ordre ce dimanche matin.  C'est une randonneuse qui a alerté les forces de l'ordre ce dimanche matin. 

Terrible drame au Creux-du-Van. Le Ministère public neuchâtelois communique que trois personnes ont perdu la vie dimanche dans le site naturel. Selon les premiers éléments de l'enquête, une mère de famille de 37 ans s'est précipitée dans le vide avec ses deux enfants âgés de 2 et 4 ans.

Madeline Zosso, chargée de communication à la Police neuchâteloise, explique le déroulé du drame

Dimanche en milieu de matinée, une randonneuse a alerté les forces de l'ordre pour avertir qu'une personne était certainement tombée au sein du Creux-du-Van. Les recherches lancées immédiatement par la Police neuchâteloise avec l'aide d'un hélicoptère de la REGA ont conduit à la découverte de trois corps. Des investigations sont en cours sous l'autorité du Ministère public pour déterminer toutes les causes de ce drame. Quatre patrouilles de la Police neuchâteloise ont été engagées durant l'opération.

Un drame similaire s'était déjà déroulé à cet endroit emblématique du canton de Neuchâtel, il y a presque sept ans. Le corps d'un homme et de ses deux enfants âgés de deux et trois ans avaient été retrouvés au pied de la falaise. Des écrits avaient été découverts dans la voiture du père, stationnée près des lieux du drame. Il y faisait allusion, de manière désespérée, à la garde des deux enfants.

Pour rappel, il existe des ressources pour les personnes qui en ressentent le besoin. Le Centre neuchâtelois de psychiatrie en est un, tout comme le numéro 143 pour la Main tendue, et 147 pour Pro Juventute.


Parler du suicide, pour éviter les suicides

Du côté de Stop Suicide, Léonore Dupanloup, responsable de la communication, explique qu’il est parfois difficile de pouvoir observer des signes avant une tentative de suicide. Mais lorsqu’en tant que proche, il est possible de constater des changements de comportement suspects chez des amis ou de la famille, il est important d’en parler. La discussion est dans ces cas-là une bonne approche pour désamorcer les choses.

« Est-ce que tu as des pensées suicidaires », c’est une question qui n’est pas incitative, selon Léonore Dupanloup, responsable de la communication à Stop Suicide.

Le contact avec un professionnel de la santé ou de la psychiatrie est aussi une autre piste, que ce soit pour les personnes dans le besoin, ou pour des proches qui ne sauraient pas comment réagir. /comm-jha-swe-ats


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