Pas de formation obligatoire jusqu’à 18 ans

Le Grand conseil a validé mercredi une modification de loi qui vise à améliorer l’insertion ...
Pas de formation obligatoire jusqu’à 18 ans

Le Grand conseil a validé mercredi une modification de loi qui vise à améliorer l’insertion professionnelle des jeunes Neuchâtelois, au grand dam du groupe VertPOP qui souhaitait l’instauration d’une formation obligatoire jusqu’à la majorité

L’accompagnement des jeunes Neuchâtelois dans le monde du travail sera encré dans la loi (photo: archives). L’accompagnement des jeunes Neuchâtelois dans le monde du travail sera encré dans la loi (photo: archives).

L’insertion professionnelle des jeunes Neuchâtelois en difficulté ou en décrochage au menu du Grand Conseil mercredi matin. Les députés ont accepté par 70 voix contre 9 et 19 abstentions un projet de modification de loi. L’État devra s’engager à mieux détecter les problèmes et à accompagner individuellement les élèves du cycle 3 pour favoriser une insertion directe à la sortie de l’école. Il s’agit aussi d’assurer un suivi et un monitorage des prestations offertes.

En février 2021, le Parlement cantonal avait voté le renvoi du projet en commission pour l’étudier encore et tenter de l’améliorer.

Le groupe VertPOP militait lui pour une modification de la Constitution visant à rendre la formation obligatoire jusqu’à l’âge de 18 au moins. C’est pourquoi il a refusé - comme Le Centre - l’entrée en matière, mais accepté sans grand enthousiasme la solution alternative proposée par la commission Éducation. Mais la situation reste « alarmante » pour le député POP Julien Gressot. 

Selon une étude de l’OFS en 2018, les districts des Montagnes étaient les pires de Suisse en matière de taux de certification au secondaire II. En 2019, une 2e étude indiquait que ces taux se péjoraient encore dans le canton. Le groupe VertPOP n’entend pas en rester là et reviendra avec des objets parlementaires pour améliorer la situation.

De son côté, l’UDC neuchâteloise a refusé le projet de modification de la loi sur l’insertion en formation professionnelle. Pour la députée Roxann Durini, il est jugé « inutile » et « n’apporte aucune plus-value ».

Le PLR est opposé au principe d’obligation et estime « que le projet de loi accepté répond de manière plus judicieuse à la réalité du terrain en renforçant les mesures et en les pérennisant ».

Pour les Vert’libéraux, « un coaching est préférable qu’une obligation. Inscrire l’accompagnement dans la loi est une bonne chose et le travail en amont au sein du cycle 3 doit être renforcé ».

Le parti socialiste estime toutefois qu’il est nécessaire de dégager des moyens supplémentaires, car « accroitre les actions, mais sans augmenter le budget est illusoire ».

Crystel Graf a quant à elle expliqué « que la contrainte n’était pas la solution, que l’obligation serait contre-productive et ne permettra pas d’augmenter le taux de certification ». La conseillère d’État en charge de la formation a également souligné que des mesures supplémentaires et proactives avaient été prises en 2020, comme une augmentation du budget, de nouvelles propositions de soutien et de nouvelles prestations comme des cours de français ou le renforcement de la « task force » avec l’engagement d’un équivalent plein temps supplémentaire. /jpp


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