Des associations neuchâteloises demandent plus de soutien pour les chômeurs

L’ADCN et l’ADC+ s’adressent au Conseil fédéral dans une lettre. Elles demandent notamment ...
Des associations neuchâteloises demandent plus de soutien pour les chômeurs

L’ADCN et l’ADC+ s’adressent au Conseil fédéral dans une lettre. Elles demandent notamment au gouvernement le prolongement des indemnités de chômage jusqu’à la fin des mesures de rigueur

Les associations neuchâteloises demandent un allongement des mesures de soutien.  (Photo d'illustration : KEYSTONE/LAURENT GILLIERON). Les associations neuchâteloises demandent un allongement des mesures de soutien.  (Photo d'illustration : KEYSTONE/LAURENT GILLIERON).

« Nous demandons que le soutien soit maintenu jusqu’à la fin de la crise », assène Aïcha Brugger, permanente de l’Association de défense des chômeurs de Neuchâtel (ADCN). Son groupe et son pendant chaux-de-fonnier, l’Association pour la défense des chômeurs et la dignité des personnes sans emploi (ADC+), veut interpeler une nouvelle fois le Conseil fédéral. Une lettre a été envoyée au président de la Confédération Guy Parmelin « afin que des mesures concrètes soient prises pour les bénéficiaires de l’assurance-chômage ». Concrètement, les deux associations réclament que les indemnités de chômage soient prolongées de six mois, ainsi qu’un soutien supplémentaire pour les bénéficiaires. Elles travaillent également, au niveau national, sur l’introduction d’un revenu minimum pour les chômeurs. « Les personnes en RHT, qui ont un petit revenu, peuvent bénéficier du 100% de leur salaire comme gain assuré », rappelle Aïcha Brugger. Or ce n’est pas le cas pour les chômeurs.

Selon Aïcha Brugger, une prolongation des indemnités de chômage pourrait ne pas être suffisante

L’ADCN et l’ADC+ ont requis le soutien du Conseil d’État neuchâtelois auprès du Conseil fédéral. Pour l’heure, elles n’ont pas encore eu de réponse officielle des autorités cantonales. Contacté par RTN, Jean-Nat Karakash, conseiller d’État en charge de l’économie, salue l’initiative, mais rappelle que la meilleure manière d’éviter une situation de fin de droit est de réussir son retour à l’emploi. Il mentionne d’ailleurs les récentes mesures mises en place par le Canton pour encourager le recrutement local.

Jean-Nat Karakash

De gauche à droite : Alain, un cuisinier au chômage, Aïcha Brugger, permanente à l'ADCN et Sylvain Aubert, référent à l'ADC+. De gauche à droite : Alain, un cuisinier au chômage, Aïcha Brugger, permanente à l'ADCN et Sylvain Aubert, référent à l'ADC+.

L’union fait la force

Sur le plan national, plusieurs associations de défense des chômeurs se sont réunies au sein d’une même entité : l’Alliance contre la ségrégation sociale. Son but est de combattre le travail précaire, et plus particulièrement le travail sur appel. « On devrait plutôt parler de faux travail sur appel, avec des contrats de travail sans heures garanties, où le revenu peut énormément varier d’un mois à l’autre », précise Sylvain Aubert, référent de l’ADC+. Afin de s’attaquer concrètement à cette problématique, un postulat a été déposé et adopté en 2019 par le Conseil des États. Il demande au Conseil fédéral de légiférer afin que tous les contrats de travail mentionnent dorénavant un nombre minimum d’heures de travail. /dsa


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