Après trois ans de détente, le marché immobilier se stabilise dans le canton de Neuchâtel. Le taux de vacance des logements s’élevait à 2,35% au premier juin 2020, indique le service de la statistique. C’est à peine moins que l’année dernière où il atteignait 2,39%. Malgré la hausse de plus de 900 logements dans le canton, l’augmentation du nombre d’objets vacants amorcée en 2017 s’est interrompue en 2020. En date du 1er juin cette année, on trouvait 2'266 logements vacants sur l’ensemble du territoire cantonal, soit 15 de moins qu’une année auparavant.
L’analyse de Laurent Kurth, conseiller d’Etat neuchâtelois en charge des logements
La région des Montagnes en revanche affiche un taux de vacance élevé à 4,19%. La Chaux-de-Fonds est également la commune qui construit le plus, puisqu’elle concentre à elle seule 40% de l’augmentation du parc de logements. Selon le conseiller d’Etat en charge les logements Laurent Kurth, il s’agit peut-être d’une anticipation de l’attractivité que pourrait retrouver la ville grâce au développement des réseaux routiers et ferroviaires.
Finalement, le Val-de-Ruz est dans une situation inverse. Selon les normes fédérales, on admet qu’il y a pénurie quand le taux de logements vacants est inférieur à 1,5%. Or cette région affiche un taux à 1,36%.
De manière générale, la fluctuation de ces taux peut avoir un impact sur le prix des loyers. L’ASLOCA neuchâteloise estime qu’ils pourraient être revus à la baisse dans certaines régions comme La Chaux-de-Fonds afin de répondre au nombre élevé d’appartements qui ne trouvent pas preneur. /ara










