Affaire Gaillard : la Commission financière reste sévère

Les reproches soulevés par la sous-commission financière de la Ville de Neuchâtel à l’encontre ...
Affaire Gaillard : la Commission financière reste sévère

Les reproches soulevés par la sous-commission financière de la Ville de Neuchâtel à l’encontre de la Direction de l’urbanisme restent forts. La version finale du document a été rendue publique ce mercredi

Le rapport n'y va pas par quatre chemins dans son analyse sur les défis affrontés par le SBAT. Le rapport n'y va pas par quatre chemins dans son analyse sur les défis affrontés par le SBAT.

Le fond n’a pas changé ; les dysfonctionnements et les reproches restent : c’est l’analyse que l’on peut faire à la lecture du rapport de la Commission financière. Le document a été rendu public ce mercredi par la Ville de Neuchâtel. Mi-septembre, RTN avait révélé des dysfonctionnements majeurs au Dicastère de l’Urbanisme ainsi que le transfert du Service des bâtiments (SBAT) aux Ressources humaines ; dysfonctionnements que la conseillère communale a pu contextualiser. L’analyse d’Adrien Juvet :

Les conclusions accablantes de la sous-commission financière n’ont pas été aseptisées. Le texte de la commission, qui sera analysé cet automne par le législatif, reprend l’analyse du groupe de travail. Quelques termes sont retirés, comme la mention de « procrastination ». Mais le fond reste : « trop d’attentisme, des manques de décision, une communication parfois hasardeuse».

La mue du Service des bâtiments n’est pas accomplie, en raison notamment d’un besoin « d’inputs plus forts de la direction de l’Urbanisme ». Par ailleurs, « le suivi de la situation RH et la prise de décisions nécessaires n’a pas été assumé par la direction de l’Urbanisme».

Au chapitre de la société de conseils mandatée pour redresser la barre du service et dont la note se monte à près de 100'000 francs, le rapport de la commission relève que « si l’on paie un audit, c’est pour l’utiliser ». En effet, les solutions préconisées par la société n’ont pas été entièrement suivies.

Enfin, en lien avec les formations politiques qui craignaient une cabale politique à l’approche des élections communales, le rapport montre que le groupe de travail n’a pas été totalement maître de son agenda. Il aurait voulu rendre son rapport beaucoup plus tôt, mais les recherches n’ont pu s’achever qu’en septembre en raison du coronavirus.

Le rapport rendu public mercredi souligne aussi que la sous-commission « a dû parfois relancer la direction de l’Urbanisme pour trouver des rendez-vous ». /aju


Nous reviendrons sur le rapport de la Commission financière lors de notre débat de vendredi matin dès 7h10. Débat auquel est conviée la directrice de l’Urbanisme.


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