Les députés neuchâtelois satisfaits de la gestion du coronavirus

Le Grand Conseil a salué mardi le travail du gouvernement durant la pandémie. Il a aussi accepté ...
Les députés neuchâtelois satisfaits de la gestion du coronavirus

Le Grand Conseil a salué mardi le travail du gouvernement durant la pandémie. Il a aussi accepté cinq millions de francs de crédits pour soutenir l'enseignement et la culture

Journée chargée au Grand Conseil neuchâtelois. Journée chargée au Grand Conseil neuchâtelois.

« Cette crise à l'ampleur sans précédent a demandé un engagement hors norme. Nous avons pu nous appuyer sur des collaborateurs compétents et des institutions parapubliques efficientes », a déclaré la présidente du Conseil d'Etat Monika Maire-Hefti. « Il faut continuer à lutter, à croire en l'avenir, à rester solidaire, à préserver la cohésion, à limiter les dégâts économiques et à recréer une dynamique positive pour le canton », a-t-elle ajouté.

Au niveau financier, les coûts totaux de la crise, en termes de baisse de recettes et de hausse des charges, se monteront à 100 millions de francs pour 2020 et aussi pour 2021, a expliqué Laurent Kurth. Le conseiller d'Etat, en charge des finances et de la santé, a aussi répondu à deux députés qui s'interrogeaient sur la lenteur de la publication du résultat d'un test Covid-19 qui peut prendre jusqu'à 72 heures dans le canton de Neuchâtel, contre 4h à Yverdon.

Raccourcir le délai des tests

« Le constat est partagé, a reconnu le conseiller d'Etat. Nous travaillons à raccourcir les délais à tous niveaux. Des améliorations sont attendues en octobre ». Le nombre d'opérateurs dans les centres de tri infirmiers va notamment passer de cinq à sept et le laboratoire Admed va intensifier la fréquence de la récolte des tests.

« Nous avons conscience de l'impact social et économique d'une quarantaine », a rappelé Laurent Kurth. « Notre choix de centres de tri infirmier permet de réaliser les tests à un moment pertinent et de les cibler, ce qui sera encore plus nécessaire, si l'on vient à en manquer ». Les enquêtes d'entourage offrent aussi des données précieuses que l'on n'obtient pas, via des drive-in (ndlr: comme à Yverdon), a-t-il précisé.

L'ensemble des crédits adoptés durant la période extraordinaire - de la mi-mars au 25 mai - se monte à 29 millions de francs. Tout ne sera pas à charge du canton de Neuchâtel car concernant le crédit de 6,9 millions sur les conséquences économiques dans la culture, la Confédération va participer à hauteur de 3,5 millions et la Loterie romande pour 2,48 millions. Les communes vont aussi participer pour 1 million ou 40% à la facture sociale des mesures d'intégration.

Au niveau des prêts et cautionnements, la somme se monte à près de 35 millions de francs, dont 31,8 millions qui pourraient être à charge de l'Etat (30 millions pour des prêts sans intérêts de 15'000 francs + 1,8 million de cautionnement solidaire pour les start-up). Les dépenses risquent d'être bien inférieures au crédit voté de 30 millions car ce dernier n'a été utilisé qu'à hauteur de 10%.

Médias neuchâtelois aidés

Le Conseil d'Etat a octroyé le 6 juillet une aide de 320'000 francs à fonds perdus pour les médias neuchâtelois, en lien avec la crise et de 700'000 francs pour l'octroi de prêts sans intérêts pour Tourisme neuchâtelois.

Entre le 26 mai et le 10 août, un crédit additionnel urgent de 1,189 million de francs pour aider le secteur de la culture s'est ajouté à ceux octroyés durant la période extraordinaire. Les députés l'ont approuvé sans opposition. Le Grand Conseil a accepté également sans opposition un crédit de 3 millions pour atténuer les conséquences de la crise dans l'enseignement obligatoire et post-obligatoire.

Les députés ont aussi approuvé par 89 oui, 9 non et 6 abstentions une modification de la loi temporaire sur les finances pour permettre de pouvoir conserver une certaine réactivité avec les crédits urgents émis de la mi-août jusqu'à mi-novembre, en lien avec la crise. Le Conseil d'Etat bénéficie d'un temps supplémentaire afin de produire un rapport ad hoc. Il peut ainsi se contenter de rendre un rapport pour le mois de décembre, au lieu d'un pour chaque crédit habituellement.

Le Vert'libéral Mauro Moruzzi était opposé à cette modification temporaire. Selon lui, le Grand Conseil doit reprendre pleinement sa place. /ATS-lfe


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