Le CSEM coordonne un projet européen prometteur sur la pérovskite

Coordonné par le CSEM à Neuchâtel, le projet PeroCUBE démarre. Il vise à développer des produits ...
Le CSEM coordonne un projet européen prometteur sur la pérovskite

Coordonné par le CSEM à Neuchâtel, le projet PeroCUBE démarre. Il vise à développer des produits électroniques flexibles et légers pour offrir de nouveaux débouchés dans l’éclairage, l’énergie et les télécommunications

La pérovskite pourrait permettre de nouveaux débouchés dans l'énergie, l'éclairage et les télécommunications. (Photo : Géry PARENT / CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)) La pérovskite pourrait permettre de nouveaux débouchés dans l'énergie, l'éclairage et les télécommunications. (Photo : Géry PARENT / CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0))

Le projet européen PeroCUBE, coordonné par le CSEM à Neuchâtel, démarre. Il vise à développer des produits électroniques flexibles et légers à base de pérovskite, afin d'offrir de nouveaux débouchés commerciaux aux secteurs de l'éclairage, de l'énergie et des télécommunications.

Au total, 14 partenaires industriels et universitaires, en provenance de dix pays européens, sont associés dans un consortium coordonné par le CSEM, a indiqué l'institution lundi.

Déjà utilisée dans les applications photovoltaïques (PV), la pérovskite dispose aussi de propriétés qui lui permettraient de conquérir le marché de l'électronique organique de grande superficie. Le CSEM a ajouté que ce projet représente « une nouvelle avancée, en sus de son activité PV existante, car il se consacrera pour la première fois aux émetteurs de lumière à base de pérovskite ».

PeroCUBE poursuit deux objectifs principaux : produire des sources lumineuses efficaces, simples et peu onéreuses plus proches des sources de lumière naturelle, et contribuer au développement de panneaux solaires plus stables et meilleur marché.

En associant ces deux technologies prometteuses, PeroCUBE souhaite établir un nouveau standard pour la communication par la lumière visible et la technologie LiFi. Le projet veut élargir le champ d'application à l'éclairage centré sur l'homme, à la transmission de données, aux wearables (dispositifs électroniques portables) et aux applications pour l'internet des objets, ne nuisant ni à l'homme ni à l'environnement.


Projet à près de 6 millions

Le consortium du projet pourra compter sur les compétences spécifiques des différents partenaires en matière de commercialisation de dispositifs d'éclairage et de nouveaux systèmes de communication (LiFi). Cette forme de collaboration « innovante » réunit en effet l'ensemble de la chaîne de valeurs allant des représentants industriels aux universités et aux centres de recherche appliquée, peut-on lire dans le communiqué.

Ce projet constitue aussi « le terreau indispensable au développement d'une nouvelle génération de dispositifs électroniques basés sur la pérovskite ». D'ores et déjà considéré comme le symbole d'un changement de cap prometteur pour le secteur de l'énergie, ce consortium européen permettra de démontrer la viabilité de la technologie en tant que produit commercial.

La durée du projet est de 42 mois pour une contribution totale demandée à l'UE de 5,6 millions d'euros (5,9 millions de francs).

Alpes Lasers, basée à St-Blaise (NE), est le second partenaire suisse du consortium impliqué dans le projet européen. Cette entreprise travaille sur la source laser. La lumière IR est utilisée pour analyser le comportement des surfaces des pérovskites pendant le processus de fabrication. /ATS


 

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