Le Conseil communal de Neuchâtel a reçu la validation du Conseil d’Etat neuchâtelois concernant le plan de quartier de Serrières-Tivoli. Il en a informé le législatif lundi, qui a aussi parlé de sites pollués
Après 15 ans d’attente, la volonté d’avancer est là. Voilà en résumé la position défendue par la conseillère communale en charge du dossier Tivoli Sud et Vallon, Violaine Blétry- de Montmollin, devant le Conseil général de Neuchâtel lundi soir. Le législatif a appris lors de cette séance que le Conseil d’Etat avait validé le plan de quartier, vieux de 15 ans, pour cette zone de Serrières. Un vaste projet immobilier est prévu pour ce lieu, qui permettra de densifier le site selon le Conseil communal, qui indique que la rivière la Serrière sera revalorisée par la même occasion.
Le Groupe PopVertSol a déploré la perte de la vie culturelle ancrée dans l’ancienne usine Suchard en raison de ce projet. Les locataires de l’Usine 5 sont en effet contraints de partir d’ici au 30 juin. Une pétition munie de 4'000 signatures avait d’ailleurs été remise aux autorités dans le but de sauver les lieux. Les promoteurs immobiliers présenteront quant à eux leur projet mardi à la presse.
Meilleure visibilité des sites pollués à Neuchâtel
Le Conseil général de Neuchâtel a également pris acte lundi soir d’un rapport qui inventorie les zones polluées du territoire communal en remontant jusqu’au 19e siècle pour cerner l’origine de certaines pollutions. Le rapport permet par exemple d’apprendre que des râblons étaient situés à Maillefer et à Monruz. Ces lieux servaient ainsi de décharge, principalement pour des déchets organiques qui étaient revendus ensuite sous forme de terreau. Ces râblons ont par exemple dû être évacués lors du chantier qui a concerné la structure parascolaire du Cerf-volant à Serrières.
Les sites pollués sont parfois une source importante de surcoûts lors de chantiers. Ce fût le cas sur la parcelle de Monruz lors de la construction du Domaine du Lac et du projet Gouttes d’Or. La Ville avait dû débourser quelque 3,2 millions de francs pour dépolluer la parcelle. Il faudra aussi 3 millions de francs pour dépolluer les Jeunes-Rives dans le cadre du nouveau projet pour cette zone. Les Jeunes-Rives avait été construites sur des remblais issus de matériaux très divers dans les années 60-70 ; des remblais qui avaient été utilisés aussi pour la parcelle qui abrite le CPLN, le Centre professionnel du Littoral neuchâtelois. Là aussi des travaux de dépollution conséquents ont été nécessaires.
Actuellement, sept sites d’anciennes décharges restent sous surveillance, dont l’actuelle déchetterie de Plaine-Roches, qui après coup s’est révélé un très mauvais choix pour ce type d’activité. Les terrains sont en effet « extrêmement drainants », selon le rapport, et entraînent une importante infiltration des jus des ordures dans le sous-sol.
On apprend également que 38 bâtiments sont concernés par la thématique du radium en Ville de Neuchâtel. Pour l’heure, l’un d’eux doit être assaini et trois l’ont été.
Patienter avant de voir des panneaux solaires sur le Temple du Bas
Le Temple du Bas sera recouvert de panneaux solaires mais pas tout de suite. Le Conseil communal a répondu à une demande qui avait émané du législatif de profiter du chantier en cours dans le bâtiment pour poser des panneaux photovoltaïques sur la toiture. La conseillère communale en charge du dossier, Christine Gaillard, a déclaré que cette installation serait posée ultérieurement, lorsque le toit devra être refait, ce qui n’est pas d’actualité pour le moment. /sbe









