Entrepreneuriat à la peine à Neuchâtel

Bilan morose pour le canton de Neuchâtel qui affiche une baisse de 1 % en termes de création ...
Entrepreneuriat à la peine à Neuchâtel

Bilan morose pour le canton de Neuchâtel qui affiche une baisse de 1 % en termes de création d’entreprises en 2019. Tentatives d’explication avec deux spécialistes de la question

Malgré des infrastructures jugées suffisantes, à l'image de Microcity, le canton de Neuchâtel a peiné à créer de nouvelles entreprises en 2019. Malgré des infrastructures jugées suffisantes, à l'image de Microcity, le canton de Neuchâtel a peiné à créer de nouvelles entreprises en 2019.

Le canton de Neuchâtel ne profite pas de l’embellie en matière de création d’entreprises. Alors que la Suisse affiche une hausse de 3 % par rapport à 2018, avec 44'482 nouvelles sociétés créées l’an passé, Neuchâtel s’inscrit dans la tendance inverse. Le canton présente une baisse de 1 % du nombre de nouvelles entreprises, qui concerne avant tout les domaines de l'architecture et de l'ingénierie, de la vente en gros, du commerce de détail ainsi que du marketing et de la communication. Ces chiffres ont été évoqués en fin de semaine dernière par la RTS, qui indique encore que jamais autant de start-up n’avaient vu le jour.

Neuchâtel se présente pourtant comme le terreau de l’innovation depuis plusieurs années. Comment peut-on alors expliquer un tel résultat ? Pour Xavier Comtesse, cofondateur du Swiss Creative Center à Neuchâtel, l’atmosphère y est pour beaucoup.

Le regard de Xavier Comtesse

De son côté, Douglas Finazzi, responsable romand de l’Institut suisse de soutien aux jeunes entreprises (IFJ) et entrepreneur neuchâtelois évoque deux éléments qui peuvent expliquer le résultat de 2019. Le premier porte sur la forte concurrence du pôle lausannois, le plus gros créateur d’entreprises de Suisse romande. Le second tient dans la nature du tissu économique neuchâtelois, très industriel, qui nécessite de gros investissements de départ contrairement à d’autres domaines (digital, informatique, etc.)

Pour Douglas Finazzi, le monde politique a toutefois pris conscience de ces aspects en repositionnant Microcity et en améliorant son soutien aux entrepreneurs dans le but de diversifier le tissu économique. Le nouveau taux d’imposition des entreprises qui passera de 13,4 % en 2020 contre environ 15 % en 2019) améliorera aussi la situation à ses yeux. /sbe


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